ouVERT ce dimanche: ECOLO, + que jamais !

Chère amie, cher ami,

Ni toi ni moi n’avions voulu ces élections. Nous avions peut-être prévu une sortie à la mer (pas l’MR) mais pas ça. Comme toi, je suis dégoûté du fiasco de la majorité fédérale MR-PS-CDH-CD&V-VLD. Faire un peu plus de la même chose ? Très peu pour moi !

Il n’en reste que ces élections sont cruciales pour l’avenir du pays. L’avenir, ce n’est pas qu’une question de frontières. Ça impacte nos vies et celles de nos enfants.

  • Emploi: Avec des aides qui créent des jobs valables plutôt que des bénéfices… En développant les secteurs porteurs: isolation des logements, énergie verte, social, non-marchand, recherche…
  • Economie: Diminuer l’impôt sur le travail. Augmenter celui sur les comportements pollueurs. Lutter massivement contre la fraude fiscale.
  • Famille: Encourager la démographie avec de plus longs congés quand bébé arrive. Des congés pour tous pour lever le pied. + de crèches et + de remboursements. Pour les plus âgés, toujours plus nombreux, des aides et soins à domicile.
  • Social: Permettre au belge sur 4 qui se trouve en dessous du seuil de pauvreté de s’émanciper. Assurer durablement les pensions de demain et la sécurité sociale. Lutter contre la maladie avec des hôpitaux publics performants. Favoriser l’intégration dans tous les quartiers. Donner à Bruxelles, qui cristallise les difficultés, un refinancement structurel. Avec les habitants, les associations, les partenaires sociaux.
  • Mobilité: + de transports en commun, + à l’heure, +confortables, + accessibles.

Pour tous ces projets, ECOLO a des solutions concrètes, à découvrir sur www.ecolo.be. Avec Groen, il pratique le dialogue et l’ouverture pour mettre la crise institutionnelle derrière nous et s’attaquer aux enjeux qui nous concernent tous. Sans simplisme, sans provocation, dans le long terme et l’éthique.

Voilà pourquoi je voterai ECOLO (liste 12) ce dimanche. Je t’invite à faire pareil.

Parmi d’excellents candidats trop nombreux à citer, je cocherai par exemple…

Si j’avais habité à…
Namur: Françoise Lejeune (4ème effective) et Jean-Luc Revelard (3ème suppléant).
Liège: Pauline Dumoulin (3ème effective)
Hainaut: Julie Crucke (8ème)
Luxembourg: Romain Gaudron (2ème)
Brabant wallon: Thierry Meunier (2ème)

Si tu as des questions, des doutes, n’hésite pas à me téléphoner: + 32 486 604 888, à me contacter sur Twitter, Facebook ou par mail.
N’hésite pas à faire tourner ce message à tes proches, qui peuvent me contacter.

Bon choix dans ce moment crucial et bon week-end,

Karim Majoros – http://www.majoros.net

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Nuray Dogru: « Renouveler la solidarité »

A 38 ans, Nuray Dogru, chargée de mission / prof  habite Saint-Josse. Elle a déjà un long parcours militant à son actif: problématique des sans-papiers, Attac, des mouvements féministes, occupation active et réaffectation de bâtiments vides, les mouvements de solidarité avec le peuple palestinien, inégalités Nord-Sud, lois anti-terroristes liberticides…

Elle est 4ème suppléante sur la liste ECOLO dans l’arrondissement de Bruxelles-Halle-Vilvoorde. Blog-interview.

Si tu ne pouvais en défendre qu’une seule, quelle proposition de loi déposerais-tu au Parlement fédéral ?

Je défendrais en premier lieu la solidarité, c’est à dire la Sécurité Sociale. Conquis au 19ème, ce système de lutte contre les inégalités sociales permet aux pensionnés, chômeurs, malades, de s’assurer une vie digne.

Nous sommes en pleine crise économique et dans une mondialisation néo-libérale avec pour corollaires des entreprises en bénéfice, des délocalisations, des pertes de l’emploi et le réchauffement climatique… Ceci remet en question ce système d’entraide. S’y ajoute le prolongement de la durée de vie, l’augmentation du coût de la santé et des retraites. Sans parler du nombre croissant de personnes paupérisées et exclues du chômage.

L’enjeu prioritaire est donc de préserver la solidarité, appelée à se renouveler. Il est urgent d’augmenter les minima sociaux et salariaux ! Pour financer la sécurité sociale, la participation des entreprises doit augmenter, en luttant contre la fraude fiscale et les intérêts notionnels, en  imposant une taxe sur les transactions financières, surtout les transactions spéculatives. Ces dernières années, ce sont surtout les impôts sur le travail qui ont financé la sécu, graduellement. Il est urgent de rééquilibrer le pourcentage d’impôts et de réduire la fracture sociale !

Tu milites au sein du Comité pour la Liberté d’Expression et d’Association pour assouplir les lois anti-terroristes. Tu connais des terroristes ? Ces lois ne sont-elles pas là pour nous protéger ?

J’y suis militante depuis sa création, après les attentats du 11 septembre et le lancement de lois liberticides. Au CLEA, je n’ai rencontré que des militants des droits de l’homme, qui se dépensent pour informer sur les conditions de détention dans les prisons turques et les cas de torture. Le but est de pour permettre à d’autres de vivre dignement !

Cet acharnement judiciaire sous le couvert de la lutte contre les terrorismes, ces méthodes particulières de recherche à l’égard de Bahar Kimyongür et ses camarades….c’est antidémocratique : l’objectif est de museler la liberté d’expression.

En effet, Bahar a été poursuivi pendant près de 10 ans et emprisonné plus de 6 mois, au titre de dirigeant d’une organisation «criminelle et fanatique» –pour le seul fait d’avoir rendu public à Bruxelles un communiqué du DHKP-C (déjà largement diffusé auparavant en Turquie).

Au travers de ce procès, en réalité, c’est la question même d’une société de Droit qui a été remise en question. Nous protéger contre le terrorisme est une chose. Une autre est d’en profiter pour entraver les libertés fondamentales : droit de grève, liberté de réunion, d’association ou d’expression. La législation antiterroriste des pays européens permet de criminaliser l’intention «en raison d’une idéologie» même si aucun acte n’a été commis. On brime ainsi des groupes qui aspirent à un changement au niveau politique, économique ou social.

Il faut exercer notre vigilance citoyenne pour éviter les dérives. C’est une question de survie de notre démocratie et des droits acquis.

Pourquoi ECOLO et pas un autre parti ?

Parce qu’Ecolo a depuis sa création mis les questions environnementales et le respect des générations futures au cœur du débat. Cela a fait évoluer les mentalités notamment en remettant en avant dans les années 80 la solidarité et l’équité, de même que les conséquences du changement climatique provoqué par l’idéologie néolibérale débridée.

J’ai aussi choisi Ecolo parce qu’il ne se contente pas des politiques à court terme. Il remet en question l’exploitation effrénée des peuples et des matières premières par des multinationales. Ecolo met en avant l’humain : égalité de genre, pensions, démocratie culturelle et éducative, soins de santé, service public de qualité, lutte contre la privatisation de la Poste et de la SNCB, etc. Ecolo vise une société plus juste tant en Belgique qu’ailleurs sur la planète.

On lit sur des sites communautaires des appels à voter pour des candidats de la même origine que la sienne. Que penses-tu de ces pratiques ?

J’entends souvent  parler de la célébration de la diversité, de l’égalité des chances, de la volonté de construire un monde ouvert aux différences de chacun. Aujourd’hui, les candidats d’origine étrangère s’inscrivent en tant que citoyens, en tant que belges, et prennent part aux débats.

Des changements sont nécessaires, il ne s’agit plus de se contenter d’un statut de citoyen de seconde zone mais de devenir acteur de la société en prenant part aux décisions. Mais la difficulté réside dans le fait de se poser les bonnes questions : philosophiques, idéologiques, culturelles, sociales, dans le but de défendre des politiques du bien vivre ensemble et non d’idées racistes qui élèvent des murs entre les communautés.

S’intégrer, c’est aussi s’émanciper, s’inscrire dans le débat, y prendre part, être acteur dans la société et lui offrir son identité, son parcours et son histoire. Si cet idéal est pris en compte par le candidat au sein de sa communauté d’origine, alors je défends cette pratique. Dans le cas contraire, je ne peux que m’insurger contre les politicards, en recherche uniquement de voix électorale et de carrière personnelle!

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Sarah Turine: « Le train-train PS-MR ou la différence durable ECOLO? »

Propulsée tête de liste aux communales de Molenbeek de 2006, Sarah Turine, jeune travailleuse d’Oxfam Solidarité mène ensuite un parcours fulgurant au sein d’ECOLO: conseillère communale, secrétaire régionale, parlementaire régionale et communautaire… Pour éviter un cumul, elle démissionne de ce dernier mandat et devient coprésidente d’ECOLO.

J’ai eu la chance de travailler avec elle, comme permanent de la locale de Molenbeek, aujourd’hui ma commune. A 36 ans, Sarah Turine mène déjà sa 4ème campagne comme candidate, sans y perdre ni son âme, ni sa fraîcheur. Elle soutient la liste à la Chambre (BHV) en 22ème et dernière place effective.

Pauvreté, Politique des grandes villes, chômage des jeunes et moins jeunes… elle livre ses solutions concrètes et durables à construire ensemble. Blog-interview exclusive.

> En mars 2010, tu déclarais te donner un an pour « atteindre les exigences minimales de coprésidente d’ECOLO« . Avec les élections anticipées, tu anticipes aussi ?

C’est clair que dans les périodes de crise, c’est intense. Les journées sont très remplies, les discussions et les décisions à prendre plus fréquentes. On apprend donc plus vite…

> Un bruxellois sur 4 se trouve en dessous du seuil de pauvreté. Quelle solutions proposes-tu ?

Ta question est très vaste. La lutte contre la pauvreté doit relever de l’ensemble des politiques (dans le sens où chaque politique, chaque décision devrait permettre de rendre la société plus égalitaire et moins excluante) et de l’ensemble des niveaux de pouvoir.

Dans le cadre des élections fédérales, il me semble que l’enjeu prioritaire est de permettre une sécurité sociale forte, modernisée et qui doit rester fédérale. En effet, la sécurité sociale est un outil essentiel qui a permis, au fil des années et malgré la crise, de préserver la solidarité entre tous les Belges et de lutter contre les inégalités. Elle est aujourd’hui en danger. Or elle doit pouvoir répondre aux nouveaux enjeux de la solidarité et du vieillissement.

Il faut relever les minima sociaux et salariaux, individualiser les droits sociaux, lier intégralement les allocations sociales au bien-être. Il est urgent d’assurer le financement des pensions de demain et d’augmenter les pensions les plus basses. Il est donc urgent de repenser le financement de la sécu en faisant participer aussi les revenus du capital, via une cotisation sociale rééquilibrée.

Par ailleurs, il faut valoriser le travail des CPAS. La participation fédérale aux budgets des CPAS doit être augmentée. En outre, Le CPAS doit être le lieu de coordination de toute l’action sociale au niveau locale, pour ne pas être que le lieu d’attribution des allocations mais pour permettre de valoriser et renforcer ses actions d’émancipation et avoir un plan global et cohérent d’action sociale au niveau local.

> Dans notre commune de Molenbeek comme dans beaucoup d’autres, le chômage des jeunes atteint des sommets. Faut-il prolonger le Plan Win-win du gouvernement Leterme ?

L’idée de favoriser l’embauche des jeunes est évidemment à poursuivre, mais pas comme le fait le plan winwin qui est plus un plan win (employeur)-loose(travailleur)-loose(sécurité sociale). Cette réduction de charge pour l’employeur n’est pas conditionnée ! Ben tiens, encore une aide non conditionnée ! Du coup on a vu certains employeurs bénéficier de ces aides alors qu’ils comptaient de toute manière embaucher, d’autres ont remplaé des travailleurs non subventionnés par des travailleurs bénéficiant de ces aides, sans compter le risque de créer des emplois précaires (que se passera-t-il pour les travailleurs engagés une fois les aides terminées ?)… Et ce, tout en privant la sécurité sociale de ressources pourtant bien précieuses en ces temps de crise alors que, on le voit, l’effet de ces mesures sur la création ou le maintien de l’emploi est discutable.

Bien entendu qu’il faut des mesures d’aide à l’emploi à destination des employeurs, à condition qu’elles soient conditionnées de telle façon à répondre aux objectifs 1/ de création d’emploi 2/ de soutien aux secteurs d’avenir (secteurs « verts », services, horeca, aides aux personnes, récup’, réparation,…).

Mais ceci dit par rapport aux jeunes de Molenbeek en particulier, c’est surtout leur permettre de suivre des formations pour des métiers de ces secteurs d’avenir. Ces jeunes sont souvent peu qualifiés. En outre, les formations aujourd’hui ne sont pas nécessairement adaptées par rapport aux métiers en pénuries (infirmiers par exemple) ou aux métiers verts (éco-construction par exemple).

>La « Politique des grandes villes » déverse des millions chaque année sur la capitale. Comme l’orienter ?

Ville durable !!! Et ce n’est pas qu’un mot quoiqu’en pensent d’autres partis. Une ville durable est une ville conviviale, solidaire, émancipatrice et le moins dépendante possible du pétrole…

> Lors du Congrès d’ECOLO ce 22 mai, tu laisais entendre qu’entre PS et MR, c’était plié. Effet de style ou réelle conviction ?

Je ne reçois pas les confidences de Reynders ou Di Rupo, mais il est clair que le ton qu’ils ont adopté entre eux laisse présager qu’ils sont plus que prêts à gouverner ensemble. Pour repartir dans le même train train…

Les gens se plaignent que rien ne change, que même s’ils vont voter, ce sera la même chose… A nous de les convaincre que nous sommes la différence.

Le blog de Sarah Turine

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Philippe Engels: « Je passe de la dénonciation à l’action »

J’avais pris l’habitude de lire sa signature dans Le Vif. Quand une affaire sortait, souvent, c’est Philippe Engels qui avait gratté, fouillé, décrypté les magouilles d’un PS dominant. En janvier 2009, à quelques mois des élections régionales, une série de journalistes (pas lui) était mise à la porte de l’hebdomadaire. Ambiance à la rédaction…

L’arrivée d’ECOLO au pouvoir en Wallonie lui donna une opportunité: celle de devenir secrétaire politique du groupe vert au Parlement wallon. A l’occasion des élections anticipées, Philippe Engels, 44 ans, de Walhain (Brabant wallon), est le 7ème candidat effectif au Sénat. Après Jacky Morael et Claudia Niessen, voici sa blog-interview.

Comme journaliste au Vif, tu as investigué sur les malversations et conflits d’intérêts de plusieurs responsables du PS (Van Cau, Uyttendael…). Comment ces découvertes ont-elles influencé ton choix de t’investir chez ECOLO ?

J’ai voulu passer de la dénonciation à l’action. Pendant des années, j’ai enquêté sur les « abus de pouvoir ». Ils étaient (j’hésite à utiliser l’imparfait) le plus souvent imputables aux majorités absolues socialistes consolidées, depuis belle lurette, dans de grandes villes wallonnes. Ce n’est sans doute pas propre au PS. En revanche, le maintien au pouvoir de ce parti dominant – depuis plus de 20 ans, de manière ininterrompue, tant au niveau fédéral qu’en Région wallonne, à Bruxelles et dans les grandes villes en question – n’y est sans doute pas étranger.

J’ai insisté sur le constat, démonté à titre d’exemple le système « Van Cau » et démasqué les milieux affairistes qui avaient profité de la situation. Tout ou presque a été dit, notamment à Charleroi, dont l’ancien homme fort vient d’être inculpé pour corruption, ce qui n’est pas rien.

Il était temps pour moi d’entrer dans une phase plus constructive. Je suis passionné depuis longtemps par les questions de gouvernance. Ecolo aussi. Nos routes se sont donc croisées. Quasi naturellement.

Tout le monde garde en tête la brutalité des licenciements dans la rédaction du Vif. Faut-il légiférer pour éviter de telles situations dans les entreprises ?

La société s’est accoutumée à ces annonces qui durent quelques minutes dans les JT : 100 emplois perdus ici, des dizaines là-bas. On éteint la télé, et on passe à autre chose ! J’ai été choqué d’assister au départ brutal de grand(e)s journalistes, parmi les meilleurs de Belgique francophones. J’ai fini par tourner moi-même les talons, tenté par une autre aventure, au sein d’une formation politique respectueuse pour son personnel.

En janvier 2009, des amies et collègues journalistes de plus de dix ans ont été jetées comme des malpropres. Elles ont dû rentrer chez elles sur le champ, sans pouvoir emporter leurs affaires, leurs carnets de téléphone, leurs notes personnelles.

Quelques jours plus tard, elles ont eu une petite heure pour revenir sur les lieux où elles s’étaient investies des journées entières, animées par une certaine vision de la Presse, et y vider leur bureau. Il n’y avait pourtant pas de secrets industriels à dérober… Ailleurs, dans d’autres secteurs, j’ai eu écho de pareilles situations.

Davantage qu’une loi pour baliser les ruptures de contrat, il faut compter sur un éveil des consciences : doit-on tolérer « ça » ?

Si tu ne devais défendre qu’une seule loi au Sénat, laquelle serait-ce ?

Le passage à une circonscription électorale fédérale, sans hésitation.

Avant chaque élection, les partis traditionnels du Nord et du Sud montent les enchères, abreuvent leur électorat distinct de promesses exagérées. Chacun ne s’adresse qu’à « sa » Communauté. C’est presque logique : les leaders des grands partis flamands, par exemple, qui monopolisent le poste de Premier ministre depuis 1974 (Edmond Leburton a été le dernier Wallon à occuper le « 16, rue de la Loi »), ne sont élus que d’un côté de la frontière linguistique. Ils n’ont pas réellement de comptes à rendre aux citoyens de l’autre Communauté.

Après le passage aux urnes, toutefois, les règles changent. Une fois au gouvernement, les ministres doivent dialoguer, négocier des compromis. La transition n’est pas facile. Songeons aux difficultés rencontrées par « Monsieur 800.000 voix (flamandes) » (Yves Leterme), en 2007, bien en peine d’admettre que la Belgique avait « un sens ».

Il serait bon, à l’avenir, qu’une part importante de la Chambre des représentants soit composée de mandataires élus dans une circonscription fédérale unique : ceux-là seraient obligés de mener campagne en Flandre, en Wallonie et à Bruxelles, et de tenir compte des intérêts de tous les habitants du pays. Ils seraient forcément obligés de modérer leurs promesses sur le plan communautaire et institutionnel. Cela contribuerait assurément à adoucir les mœurs.

Le blog de Philippe Engels et d’Isabelle Philippon

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Claudia Niessen: « Je suis un signal fort pour le dialogue entre communautés »

Placer une jeune germanophone en place éligible au Sénat, ce n’était pas un coup à faire pour élargir les questions linguistiques posées par BHV. Pour ECOLO, c’était une évidence. Pour Claudia Niessen, c’était un « signal fort en faveur du dialogue et du respect entre les différentes communautés« . Résident à Eupen, elle y est cheffe de groupe au conseil communal. Elle a 31 ans et tombée dans la politique quand elle était petite. Elle nous montre qu’il n’y pas que le centre ADEPS de Butgenbach dans les cantons de l’Est. Blog-interview 2010, clap deuxième.

Comment es-tu arrivée chez ECOLO ?

Je suis sympathisante d’Ecolo depuis ma naissance – mon père était un des premiers militants Ecolo en Communauté germanophone [ndla: Hans Niessen, ancien ministre]. Lors de mes études d’urbanisme en Allemagne, je me suis rendue compte que toutes les idées portées dans les débats de mon père constituaient les grands défis pour l’avenir de notre société.  Le mot « durable » était un mot clé ! Et vu l’incapacité de la majorité à Eupen, il fallait s’engager !

Germanophone, portes-tu un regard particulier sur la crise institutionnelle?

Je pense que je peux porter un regard plus global. J’habite une région frontalière, un endroit où la Belgique, les Pays-Bas et l’Allemagne se touchent. Et je suis régulièrement confrontée aux particularités de cultures et de langues différentes. Mais loin de séparer, ces différences contribuent surtout à l’enrichissement de ce bassin de vie transfrontalier.


Dans le débat Flamands-Wallons, penses-tu que les germanophones, comme parfois les Bruxellois, sont les grands oubliés ?

« Oubliés », non. Parfois pas écoutés… je pense que nous devrons nous faire connaître et faire entendre nos positions! Mais ma présence à la deuxième place effective est assurément un signal fort envoyé par les militants écologistes en faveur du dialogue et du respect entre les différentes communautés.

Quelle serait la proposition que tu voudrais absolument faire adopter au Sénat?

Supprimer les provinces.

La page de Claudia Niessen

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Jacky Morael: « Tout le système est à revoir »

Jacky Morael1996, je lançais des œufs sur les vitres de la place Surlet de Chokier, siège d’une Communauté française qui venait de sabrer dans l’éducation. Transformant ma révolte, Jacky Morael et d’autres m’avaient donné envie de me lancer… dans le combat politique.

2010. Revenu de loin, mais jamais vraiment parti, Jacky Morael est tête de liste au Sénat, animé par « cette volonté d’être progressiste et novateur, responsable et subversif, ouvert et déterminé ». Il place ECOLO résolument à gauche, face à l’« aveuglement ultra-libéral« .  Voici la première interview qu’il m’a accordé spécialement pour ce blog.

Thierry Bodson, le boss de la FGTB wallonne souhaite qu’ECOLO se déclare de gauche. Chiche ?

Olivier Deleuze répondait récemment à un journaliste: « Ecolo est de gauche et la terre n’est pas plate. Une autre question ? » Pour moi, cette réponse n’est pas qu’une formule, tant elle est porteuse de sens.

Je crois que Thierry Bodson a adressé ce message bien plus à ses militants et affiliés qu’à Ecolo. Il nous connaît bien. Les réunions que j’organise périodiquement entre la direction de la FGTB (comme de la CSC, par ailleurs) et celle d’Ecolo se déroulent toujours dans une ambiance très constructive. Thierry se souvient aussi sans aucun doute de diverses « actions communes » – ;°) – menées dans un passé récent contre le Pacte des Générations ou les intérêts notionnels, par exemple.

La meilleure réponse à apporter à l’appel de l’Inter-Régionale Wallonne est encore le programme et les 10 priorités qu’Ecolo vient de voter et de rendre publiques. Chacun peut alors juger sur pièce. Peut-être le temps pas si lointain (2009 !) où l’IRW appelait dans sa publication à voter PS est-il révolu ? L’avenir seul nous le dira.

Comme délégué ECOLO aux relations avec les syndicats, comment perçois-tu leur appréciation à l’égard de notre parti ?

Cette appréciation a fortement évolué dans le temps, depuis la création d’Ecolo en 1980. Il y avait de la curiosité, teintée d’une certaine irritation. Ecolo déboulait sur la scène politique, et donc aussi économique et sociale, en rupture avec les codes traditionnels, et remettait énergiquement en cause le dogme quasi-religieux de la croissance à tout prix, quelles qu’en soient les conséquences sociales ou environnementales.

Il a fallu aussi qu’Ecolo apprenne les modes de fonctionnement assez complexes et particuliers des organisations syndicales et de la concertation sociale en général. Au fil du temps, les échanges d’infos et les concertations se sont multipliées avec nos parlementaires et nos ministres.

Aujourd’hui, il me semble qu’Ecolo et les syndicats ont franchi ces premiers obstacles et sont entrés depuis plusieurs années dans des relations adultes et respectueuses. Je m’en réjouis.

Pourquoi un citoyen de gauche devrait-il voter ECOLO et pas PS, Front des gauches ou PTB ?

Je n’aimer pas attaquer les autres et préfère affirmer et défendre les valeurs. Chacun est libre de faire son choix, comme militant ou électeur.

Partout en Europe, les verts assument sans complexe leurs valeurs telles qu’héritées des combats historiques de la gauche. L’intérêt général plutôt que les intérêts particuliers, la justice sociale, l’émancipation des personnes, les droits de la femme et des minorités, le rejet des nationalismes, la solidarité Nord-Sud, le pacifisme, et bien d’autres encore. C’est ce qui me plaît et motive chez Ecolo, cette volonté d’être progressiste et novateur, responsable et subversif, ouvert et déterminé. En un mot : utile.

Si tu ne pouvais déposer qu’un seul projet au Sénat, lequel serait-ce ?

Sans hésiter, reprendre le travail entrepris au Sénat entre 99 et 2003 avec Jean-François Ramquet sur la Taxe Tobin. Ce travail a d’ailleurs abouti au vote d’une Résolution.

Quelques années plus tard, les faits sont cruellement venus nous donner raison. La crise des subprimes en 2008 aux USA va s’étendre à toute la planète et jeter à la rue des centaines de milliers de petits propriétaires et épargnants, réduire à néant des années d’épargne-pension privée. Cette crise en amènera une autre et dégénèrera en cyclone bancaire, financier et boursier et transformant des Etats entiers en proies pour une spéculation vorace, avec les conséquences sociales désastreuse telles que celles qu’on constate en Grèce. Jamais la régulation des marchés ne s’est imposée avec une telle urgence.

C’est tout le système qui est à revoir. Après des décennies d’aveuglement ultra-libéral, de laisser-faire laisser aller, le chantier est énorme (séparation des métiers bancaires et financiers, création d’agences de notation publiques, taxation des flux spéculatifs, etc). Le cadre idéal pour ce faire est l’Europe. Il faudra donc mettre la pression maximale sur le prochain gouvernement pour qu’il inscrive ces urgences à l’agenda de sa présidence de l’Union européenne, qui commence le premier juillet.

Le blog de Jacky Morael

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Un slogan pour ECOLO en 2010

« Nous restons ouvert pendant les transformations« . Tel est le message d’ECOLO pour ces élections législatives du 13 juin 2010. Le slogan sera présent sur toutes les affiches, sur tous les tracts et sur le web.

Ouverts

Je suis très fier de ce slogan qui souligne les solidarités entre toutes les communautés et régions. Et ce n’est pas qu’un slogan, mais une volonté constante! Avec Groen, ECOLO forme depuis 2007 un groupe commun, tant à la Chambre qu’au Sénat. Le dialogue est permanent. Sur la liste au Sénat, nous avons décidé ce vendredi de placer Claudia Niessen, jeune conseillère communale d’Eupen, germanophone d’origine, quadrilingue.

Et puis, on lit aussi le mot « vert« : la formation reste l’experte en matière de développement durable, dont l’environnement constitul’e un des trois piliers, avec le social et l’économique.

Transformations

La ligne de base insiste aussi sur la capacité d’ECOLO à transformer la société. Cela passe par exemple par le rehaussement des revenus au-delà du seuil de pauvreté, par une politique de migration cohérente et permanente, par des aides à l’emploi qui aident vraiment la création d’emploi et pas uniquement les bénéfices des entreprises, par des pensions et une sécurité sociale pérenne. Par une transition vers une ‘économie respectueuse de notre planète. Des solutions durables pour les générations futures (on dit merci à qui, les enfants ?).

A vous !

C’est aussi, clairement, une volonté de participer au prochain gouvernement, si le projet collectif répond à nos attentes, ou à la future opposition, comme c’est le cas au Fédéral depuis 2003. Et ça, ça dépend avant tout de votre choix le 13 juin.

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