Benoit Hellings - ECOLOBenoit Hellings habite un bâtiment rénové suivant les principes du développement durable, en plein centre de Bruxelles. Il travaille à l’Office du Tourisme de Bruxelles (BITC). Se battant pour l’émancipation de chacun, il se présente aux élections législatives du 10 juin. Pour une fois, un jeune se retrouve à une place visible: 1er suppléant au Sénat. Deuxième épisode de la série de blog-interviews de candidats ECOLO que j’ai la chance de connaître.

Lorsque tu es monté à la tribune pour proposer ta candidature interne pour être sur la liste au Sénat, tu as évoqué conjointement la solidarité et l’environnement. A l’époque où tous les responsables de partis politiques posent avec Nicolas Hulot, quelle est la spécificité d’ECOLO ?

Benoit Hellings (BH): ECOLO a l’expertise de l’environnement. Ca n’est pas seulement une plume de plus sur un chapeau électoral. Il en fait le coeur de son projet politique depuis un peu moins de 30 ans. Je sais qu’en mettant en place un système économique et social soucieux de notre environnement et surtout de la santé (y compris mentale) des gens qui l’habitent, c’est la richesse commune qui augmente, une richesse qu’on veut voir partagée !

Tu te bats au quotidien pour l’égalité des choix d’orientation sexuelle (notamment via ECOLO Nous Prend Homo). Après le mariage et l’adoption pour les gays, certains diraient que l’égalité est conquise ? C’est le cas ? Tu as des projets législatifs en la matière ?

BH: Pour moi, le combat pour l’égalité des gays et des lesbiennes n’a de sens que s’il s’intègre dans un combat politique global, celui de l’émancipation. Pouvoir vivre la vie qu’on veut mener quel que soit son sexe, la couleur de sa peau, sa religion son handicap ou son orientation sexuelle c’est ce qui me motive dans les propositions d’ECOLO.

Aujourd’hui, l’égalité des homos est, comme celle des femmes, sur papier. Les propos récents tenus par l’Evêque de Namur
(ndlr: Monseigneur André-Mutien Léonard) montrent l’urgence de mettre en application la législation réprimant l’homophobie. Ce mal insidieux a des conséquences insupportables sur la structuration de l’identité des jeunes gays et lesbiennes, qui pensent (encore) au suicide, bien plus que les autres.

Si tu ne devais marquer ton empreinte que dans un seul projet de loi, quel serait-il ?

BH: La suppression pure et simple des centres fermés pour demandeurs d’asile.

Allez, le bon génie t’offre un second projet de loi. Quel est ton souhait ?

BH: La transformation totale du système fiscal belge permettant aux entreprises et aux particuliers qui investissent dans l’économie d’énergie et les énergies renouvelables d’être clairement fiscalement favorisés . L’adaptation des pourcentages de TVA en fonction de la durabilité des produits vendus.

ECOLO au gouvernement fédéral, ça changerait quoi ?

BH: La vie ! La plupart des avancées en matière éthique ont été adoptées sous la majorité arc-en-ciel, avec ECOLO. Mais ce qui changerait surtout, c’est la façon de gouverner ! Marre marre marre de la malgouvernance … qui n’est pas que carolorégienne. ECOLO au pouvoir c’est l’éthique dans la gestion de l’Etat. Ca s’est déjà vu et ça se voit tous les jours dans les communes et à la Région bruxelloise où ECOLO est en majorité.

ECOLO dans l’opposition, une voix perdue pour celles et ceux qui l’ont choisi ?

BH: Ah là non, à regarder le classement des meilleurs députés établi dernièrement par le Soir Magazine, c’est Muriel Gerkens et Zoé Genot, toutes deux députées ECOLO, qui arrivent en tête pour la législature 2003-2007! C’est bien la preuve que les voix données à ECOLO servent bel et bien la démocratie. De nombreux projets de loi ont été soutenus par des parlementaires ECOLO… et l’adoption des couples homos n’aurait jamais été adoptée sans les voix vertes… pourtant dans l’opposition.

A 28 ans, t’es pas un peu jeune pour devenir sénateur ?

BH: Un mandat n’est jamais que ce qu’on en fait. Je crois que je pourrais en faire quelque chose de bien plus intéressant que ce qu’en font les quelques archaïques brontosaures qui occupent leur siège de père en fils depuis des décennies. Un(e) jeune en politique doit donner de l’espoir et de des repères à pas mal d’autres jeunes qui se disent perdus par la politique. C’est mon but.

Tu as participé à l’émission télé « Y a pas pire conducteur«  (RTBF), où tu as été éliminé assez rapidement (pas assez mauvais). Ce passage t’a permis d’évoquer un autre choix de mobilité: la voiture partagée. Au fédéral, que proposes-tu pour une autre mobilité ?

BH: A l’initiative d’écolo j (ndlr:les jeunes verts), ECOLO vient d’adopter dans son programme l’octroi d’un pass mobilité pour tous les jeunes, à 18 ans. Un pass permettant aux jeunes de se déplacer gratuitement durant 1 an sur tous les réseaux en transport en commun du pays. Une façon symbolique de lutter contre le phénomène : « j’ai ma voiture, je suis un adulte »… et de reculer le plus tard possible l’achat de la première voiture. Les alternatives existent : vélo, transports en communs, voitures partagées, taxi etc. On peut être adulte et autonome sans promouvoir le tout à la voiture.

Trois petits mots (pas plus) pour convaincre les visiteurs de voter pour toi ?

BH: Environnement, Solidarité & Honnêteté, c’est ça ECOLO.

Quelque chose à ajouter ?

BH: Le 10 juin, l’Avenir ou le Jurassique, à vous de choisir.

Le site de Benoit Hellings

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