Le gouvenement Leterme plonge la Belgique dans le chaosLe gouvernement Leterme a donc chuté sur BHV ce jeudi. Le Roi a accepté sa démission ce lundi 26 avril. On se dirige vers des élections. Ca ne résoud rien ! Réaction à chaud et inventaire de conséquences collatérales.

C’est l’échec collectif de toute la coalition CD&V-Open VLD-MR-PS-CDH. Une coalition qui a aussi patiné sur bon nombre d’autres dossiers: lutte contre le chômage et la pauvreté, primes injustes aux entreprises (Win-win, intérêts notionnels), investissements dans l’économie verte, solution durable pour les sans-papiers, dépendance au nucléaire…

Echec collectif du gouvernement sur tous les sujets

Je suis choqué. Mais au regard de ces échecs, y compris sur le socio-économique, ce gouvernement ne me manquera pas. ECOLO (avec Groen) était dans l’opposition mais était prêt à participer à une solution négociée pour éviter un holdup sur BHV.

Limiter la responsabilité au seul président du VLD, Alexander De Croo ou aux « libéraux » me paraît un peu facile. Il faut être plusieurs pour se disputer.

Je ne vais pas reprendre les excellentes analyses que les journaux ou les blogs dresseront. Mais j’ai besoin d’écrire.

Quelles autres conséquences de ces nouvelles élections?

  1. Démobilisation des électeurs et explosion de l’abstention, des votes blancs, du rejet de la politique.
  2. La campagne risque de tourner autour de la capacité des candidats à assumer rapidement les conseils de ministres européens durant la présidence européenne qui débute le 1er juillet.
  3. En juin 2014, tous les scrutins seront regroupés: Chambre, Sénat, Europe, Régions. Une occasion en or de regrouper les élections pour les fois suivantes. Pourquoi pas des législatures de 5 ans partout ? Ca laissera plus de temps serein pour des réformes institutionnelles.
  4. Les « petits » partis auront du mal à déposer leurs listes électorales. Récolter 5000 signatures de citoyens pour le Sénat en quelques semaines seulement sera mission impossible pour l’extrême-droite francophone, (Front national et ses divisions), le populiste Parti Populaire et l’extrême-gauche (PTB, PC, LCR…). Pourront-tils surmonter leur division et faire listes communes ? Peu probable. En tout état de cause, ce n’est pas très démocratique.
  5. En se faisant hara-kiri, le gouvernement relance l’économie par la campagne électorale: imprimeurs et distributeurs de tracts et d’affiches, web-designers, boîtes de communication, La Poste…

Que pensez-vous de cette crise ? Quelles autres conséquences moins visibles ?