La STIB prétend sur son site internet qu’un adulte peut circuler avec 4 enfants de moins de 6 ans, sans aucune formalité. Pourquoi dès lors imposer des portillons qui leur bloquent l’accès ? Un frein à la mobilité des familles, pourtant cible privilégiée des constructeurs automobiles, menace pour l’air et donc la santé des Bruxellois.

On savait les escalators du métro interdits aux poussettes. De facto, c’est maintenant aussi le cas des portillons “de sécurité” qui se multiplient aux entrées des stations de métro.  Après de multiples expériences négatives, j’ai encore été bloqué ce matin, à deux reprises, à Comte de Flandre et à la Gare de l’Ouest, dans ma commune de Molenbeek. Mon crime ? Circuler avec deux petits enfants, dont un en poussette.

La STIB le reconnait implicitement sur son site : “s’il devait y avoir un problème avec la détection du nombre de personnes, vous pouvez toujours prendre contact avec le personnel de la station“. Sympa, mais en l’occurrence: j’ai beau élever la voix, aucun agent n’intervient, même quand 10 m nous séparent. Je l’ai encore testé vers 12h20 ce lundi à la Gare de l’Ouest. Une minute pour franchir 2 mètres. Trois essais. A l’aller et au retour. Et que dire des stations sans présence humaine ?

De plus, la STIB indique que toutes les stations ne sont pas équipées de sas accueillant les enfants. D’après la compagnie, il faudrait “planifier son itinéraire” en fonction des installations. Quel culot ! Il faudrait choisir ses activités, son domicile, sa crèche selon le bon vouloir de la société financée par la Région ?

La compagnie des transports en commun préfère-t-elle exclure une partie de son public, pourtant voyageurs autonomes de demain ? En plein boom démographique, ses missions de service public sont-elles compatibles avec cette stratégie anti-enfants  ? J’appelle la STIB à adapter la technologie de ses couteux portillons aux familles.