Arnaud PinxterenEconomiste passionné d’économie sociale, Arnaud Pinxteren a son idée pour nous conduire vers une société plus juste, plus conviviale, plus soutenable.

A 30 ans, il a déjà un solide parcours: conseiller de la cellule fédérale économie sociale, coordinateur d’ecolo J (les jeunes ECOLO) et enfin conseiller de la Ministre régionale Evelyne Huytebroeck.

Entre un dossier à boucler, une apnée et une fête, ce bruxellois est descendu de son vélo. 4ème candidat effectif sur la liste bruxelloise d’ECOLO à la Chambre, il a trouvé quelques instants pour répondre à notre blog-interview en vue des élections du 10 juin.
 

L’économie sociale, c’est ton dada. Mais au fait, c’est quoi ? Que dit le programme d’ECOLO en la matière ? 
 
L’économie sociale, c’est entreprendre autrement, c’est développer une activité économique en  recherchant une rentabilité financière mais aussi des bénéfices sociaux et environnementaux.  

ECOLO souhaite développer l’activité économique dans les secteurs verts. Très bien. Mais je pense qu’il faut s’inspirer des entreprises d’économie sociale et les soutenir pour que le développement des secteurs verts [ndla: économies d’énergie, recyclage etc.] soit aussi source de cohésion sociale.

Avant d’habiter dans le centre de Bruxelles, tu as passé ton enfance et une partie de ta jeunesse à Mutsaerd / Neder-Over-Heembeek, juste en-dessous des trajectoires des avions de Brussels International. Le dossier du survol de la Capitale et de la périphérie patauge. Que proposes-tu ? 

Je propose que l’on retourne à des arguments rationnels dans ce dossier : densité de population, sécurité aérienne, objectivation des nuisances sonores et isolation des populations les plus touchées.

Dans une carte blanche que tu as récemment co-signée, tu as houspillé le PS et le cdH. Ne sont-ils pas assez à gauche à ton goût ? 
 
Ils ne sont surtout pas progressistes ! A des problèmes connus comme le réchauffement climatique, l’emploi ou la sécurité sociale, ECOLO propose de nouvelles solutions. Les partis traditionnels ne sont là que pour de l’accompagnement, voir du palliatif. Je suis pour les alternatives  sources d’espoir et de changements dans le plus grands respects des acquis sociaux et au bénéfice des plus fragiles.

Après les élections, il existe un risque de chamboulement institutionnel. Que défendras-tu pour Bruxelles…et pour le reste ? 
 
Tout d’abord, je défends et défendrai une sécurité sociale forte et donc fédérale.

En ce qui concerne Bruxelles, je suis fier de l’originalité et de la richesse culturelle de ma région. Je souhaite le maintien de notre modèle de coexistence, la non-remise en cause de Bruxelles en tant que région à part entière et surtout son financement à la hauteur de ses besoins. A ce propos, la perception d’une partie de l’impôt sur les personnes physiques (IPP) sur base du lieu de travail me semble une piste intéressante.

Quelle serait la loi que tu voudrais faire passer en priorité au Parlement ?  
 
Imposer des critères éthiques et environnementaux dans le choix d’investissement des fonds de pensions. Il s’agit d’un formidable levier de développement d’activités vertes et d’emplois.

Jacques a dit « une seconde loi pour Arnaud »… 
 
Ah, si j’ai une deuxième chance, je dirais : la transformation de Bruxelles-National en aéroport de jour et le survol des zones les moins densément peuplées la journée.

Ci et là, on entend que « Si les élections pouvaient changer les choses, elles seraient interdites depuis longtemps« . C’est pareil pour ECOLO ? 
 
Les élections changent fondamentalement les choses. Notre système n’est sans doute pas parfait mais il a le mérite de nous permettre d’exprimer nos choix et nos souhaits, à échéance régulière.

ECOLO au fédéral a obtenu la sortie du nucléaire et a contribué à la signature du Protocole de Kyoto. En Région bruxelloise, les primes énergie versées aux citoyens ont augmenté de 600 % depuis l’entrée d’ECOLO dans la majorité en 2004. Ce ne sont que quelques exemples qui démontre l’utilité d’ECOLO et du vote.

Quelle ultime question les citoyens doivent-ils se poser avant d’entrer dans l’isoloir, le 10 juin ?  
 
N’est il pas temps de faire confiance aux écologistes ?

Les Pieds sur Terre, le blog d’Arnaud Pinxteren