Voici 13 mois, le 27 juin 2013, comme nouvel Échevin du logement de Molenbeek, j’annonçais la signature d’un protocole de collaboration contre l’insalubrité des logements. Commune, Zone de Police Ouest et CPAS mettaient en place une base de données conjointe, un échange d’informations systématique, une sensibilisation des locataires souhaitant se domicilier dans un logement dangereux pour leur santé ou leur sécurité. Le message était limpide: la minorité de propriétaires profitant de la précarité de la population devait remettre ses biens en état, sous peine de sanctions.

Un an plus tard, les premiers résultats sont là: le nombre d’arrêtés d’inhabitabilité communaux ou équivalents régionaux a chuté de 24%. De 495 situations au 30 juin 2013, Molenbeek est passé à 376 cas au 31 juillet 2014.

De nombreux propriétaires ont effectué les travaux nécessaires et ont ainsi obtenu une abrogation de leurs arrêtés. On recense 57 cas via la Commune. Le solde via la Direction régionale du logement. Cette amélioration récente s’avère encourageante, dès lors certaines situations inquiétantes n’avaient parfois pas été résolues pendant 5 ou 10 ans.

Dissuasion de plus en plus efficace

Mieux encore: de plus en plus fréquemment, les propriétaires réparent les habitations avant même qu’un arrêté soit pris. En témoigne le taux de présence aux auditions: de 70% en 2013, on bondit à 92% en 2014.

Dans la plupart des cas, les propriétaires se montrent collaborant. Au contraire du code de la route, ils ignorent l’existence d’un code du logement. Une fois mis devant leurs responsabilités, ils exécutent à bref délais le replafonnage d’un  mur menaçant de tomber, la création d’une ventilation permettant l’évacuation de gaz ou encore le remplacement d’un châssis chancelant…

Dans la plus part des cas, les locataires restent dans les logements pendant les travaux, sans aucune modifications de leurs baux, sans même qu’un arrêté doive être pris. Parfois, des logements de transit, dont le nombre a doublé, sont mis à disposition.

Le protocole de collaboration a donc un effet préventif et dissuasif. Pour le bien-être des locataires, en tant qu’échevin du logement, je m’en réjouis. Circonscrire le nombre de logements insalubres permet, un an après la mise en place du protocole, de cibler plus efficacement les logements restants problématiques. Le contrôle des logements précédemment déclarés insalubres est maintenant systématique.

Beaucoup de locataires vivent dans des logements chers et dangereux. Ils hésitent de moins en moins à dénoncer l’attitude des propriétaires « pirates ». Ils sont de mieux en mieux informés de leurs droits et des aides que peut leur apporter les pouvoirs public. Le combat continue !

Cellule communale du Logement: rue Tazieaux 47 (Etangs Noirs) – 02 412 12 60
Mardi et mercredi de 13h30 à 16h. Jeudi et vendredi de 9h à 12h / Juillet-Août: du lundi au vendredi de 9 à 11h.