Avec 183 appartements dont la moitié sera accessible à des familles et des jeunes à revenus modestes, des commerces, des bureaux, une école et surtout un nouveau parc, le projet Ekla donnera un nouveau visage au quartier de la Gare de l’Ouest. A l’occasion de la pose de la première pierre, j’ai tenu à souligner l’importance de ce projet qui pourra redonner vie à un chancre laissé à l’abandon pendant des décennies.

En relevant le défi de donner un nouvel éclat à ce chancre laissé à l’abandon pendant des décennies, la Commune et Re-Vive savaient qu’il ne fallait pas réaliser un projet anodin. Plus que du logement, c’est une véritable nouvelle façon d’habiter en ville qui verra le jour au terme des travaux qui viennent de démarrer.

Point de départ d’une véritable transformation de cette portion de ville, Ekla aura un rôle d’exemple pour montrer comment s’articulent tant des différents publics que le site accueillera que des différentes fonctions qui y seront réunies. En tant qu’autorités communales, nous y croyons fermement et nous avons tout mis en place pour que le projet voie le jour.
Aujourd’hui, on voit un chantier. Des engins sont à l’œuvre et modifient le paysage. Mais dans quelques mois, ce seront des logements et surtout des familles venues de Molenbeek, de la Région bruxelloise mais aussi des autres régions du pays qui viendront s’installer ici. Penser un projet d’habitat dans la commune de Molenbeek, c’est d’abord questionner les besoins, les envies du quartier. C’est construire, en lien étroit avec les autorités communales, un projet qui ressemble au quartier tout en améliorant son visage.

Pour bien habiter Molenbeek quels sont les besoins? D’abord nous avons besoin de logements de qualité.
• La qualité se mesure dès la conception du projet. Des espaces lumineux, modernes, confortables et agréables à vivre. Et aussi des logements 3 chambres et plus pour permettre aux familles de se fixer durablement.
• La qualité se mesure aussi dans la performance énergétique du bâti et dans l’utilisation de matériaux respectueux de l’environnement.
• La qualité se mesure aussi par la beauté du geste architectural qui est posé par les architectes. Ici, c’est une tour de 18 étages qui marquera le paysage urbain sans oppresser, ni écraser le quartier qui l’entoure.
• La qualité d’un projet se mesure avant tout dans l’esprit et les valeurs qui le guident. Je n’insisterai jamais assez donc sur la nécessité de construire ici un ensemble qui permettra de faire coexister des publics dont les origines et les âges varient, et de faire cohabiter des fonctions variées (services, écoles, logements). Ekla sera un lieu de vie, un lieu d’activités économiques qui relocaliseront des nouveaux emplois à Molenbeek.
• Enfin cet ensemble remarquable sera aussi ouvert sur le quartier, sur la commune et sur la ville.

Ce qui séduit dans ce projet, c’est avant tout sa mixité. Les gabarits sont variés, les fonctions sont multiples. On trouvera sur l’ensemble du site des logements avant tout mais aussi des commerces, une école, des studios pour étudiants mais aussi un parc. En effet, la réalisation de ce projet et la reconfiguration complète du site n’aurait sans doute pas été possible sans la conviction de la commune de la nécessité d’échanger des terrains afin de créer un espace vert de qualité qui profitera tant aux habitants des logements d’Ekla qu’aux habitants du quartier. Je tiens à ce propos à remercier mes collègues Annalisa Gadaleta, échevine des espaces verts, et Olivier Mahy, Echevin de l’urbanisme, d’avoir veillé à rendre ce projet réalisable.

Faire le choix de Molenbeek pour développer un tel projet n’est pas le fruit du hasard. Malgré les dramatiques événements qui ont touché notre ville, malgré la stigmatisation dont a fait l’objet notre commune, les femmes et les hommes qui croient encore en l’avenir, qui sont convaincus que nous pouvons reconstruire brique après brique des nouveaux lieux de vie agréables et apaisés, sauront trouver dans un tel projet une réponse claire.

Encore une, Karim !