Pure coïncidence

similitudes

Nouvelle épisode dans l’utilisation de deniers publics à des fins de propagande personnelle et partisane.

A ma gauche, l’élément graphique accrocheur d’une campagne menée dans l’intérêt général par la Wallonie et mettant en évidence l’action d’un Ministre du Budget, PS.

A ma droite, le logo du parti socialiste (PS).

campagne ps

Les banners sont visibles sur les sites internet les plus visités en Belgique francophone depuis au moins ce jeudi 19 février 2009 (ici RTL).

campagne PS

Toute ressemblance ne serait bien entendu que purement fortuite. On dira que Michel Daerden n’était pas en grande forme quand il a validé cette campagne aux contours tendance.

A moins que…  Après tout, cette prime de 1000€ est plutôt bonne à prendre. Pour qui ?

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6 commentaires : »

  1. 1

    Mateusz a dit,

    février 20, 2009 @ 2:22

    C’est un peu tiré par les cheveux. D’accord, c’est rond et rouge… mais je pense pas que tout le monde va se précipiter au PS grâce à cette pastille.

    De plus le rouge est bcp utilisé en pub tout comme les formes arrondies..

    Néanmoins je ne dis pas qu’il ne peut ps y avoir un lien de cause à effet…

  2. 2

    cAt a dit,

    février 20, 2009 @ 9:09

    Ne serait-ce pas la même agence de com’?

  3. 3

    baptiste a dit,

    février 20, 2009 @ 10:19

    et quand Daerden fait la promotion du plan de relance de la Wallonie le long des autoroutes en disant (en substance) « Nos routes aussi ont droit à un lifting: 600 millions pour un lifting pour nos routes »… c’est quand même limite aussi, non ?

  4. 4

    Denis a dit,

    mars 1, 2009 @ 13:34

    C’est évidemment impossible à prouver…
    Dans le même genre, le logo de Mons pour la capitale européenne de la culture en version rouge est plutôt ressemblant:
    http://www.mons.be/home.aspx
    Rappelez moi qui et le bourgmestre de Mons ?

  5. 5

    Stéphane a dit,

    mars 7, 2009 @ 14:39

    La démonstration est claire. Le même Ministre avait utilisé le même procédé lors des campagnes précédentes, notamment en 2004.
    Le procédé vise à agir à travers le subliminal et l’inconscient.
    C’est un usage abusif des finances publiques !

  6. 6

    baptiste a dit,

    mars 9, 2009 @ 11:42

    Chère, chère, la communication des ministres wallons
    Le Vif – 02/03/2009 08:38

    Campagnes de pub, campagnes d’info et campagne électorale… Pas moins de 6 millions d’euros ont été consacrés depuis septembre à valoriser l’action des ministres régionaux wallons. Explosion « indécente » des budgets, dénonce l’opposition. Ambiance…

    La Wallonie était, pendant les fêtes de fin d’année, l’invitée d’honneur de « Plaisirs d’hiver », l’animation du coeur de Bruxelles. Produits du terroir et bande dessinée. Heureusement qu’elle était invitée: cela lui a tout de même coûté 111.501 euros, à charge du budget communication du ministre-président.

    C’est l’habitude à l’approche des élections, les budgets « com » explosent, pour le plus grand bonheur du petit monde des boîtes de relations publiques. « Normal, répond le socialiste Rudy Demotte, cette période se prête aussi aux bilans. Force est de reconnaître, poursuit-il en réponse à une question écrite du député Ecolo Bernard Wesphael, qu’il est de bonne gouvernance que les citoyens évaluent une majorité sur son action. »

    C’est ainsi que, pour tenter de convaincre les Wallons des bienfaits du plan Marshall, puisque sans doute les effets n’en sont pas assez visibles, le gouvernement wallon va relancer une belle campagne de pub, au budget de 1,024 million d’euros, qui sera diffusée en avril-mai, soit à proximité immédiate du scrutin régional.

    Propagande
    Ce projet a été avalisé par la commission de contrôle des dépenses électorales du parlement wallon, mais majorité contre opposition, alors que, généralement, ses avis, qui ne sont pas contraignants, font l’objet d’un consensus. La campagne en question ne comportera ni nom ni signature, elle ne visera pas la promotion de l’image personnelle du ministre-président, ni de l’un ou l’autre ministre, a fait valoir la majorité.

    Serge Kubla, chef de groupe MR à Namur, ne l’entend pas de cette oreille. « C’est de la propagande, s’indigne-t-il. D’autant qu’une campagne sur le plan Marshall a déjà eu lieu en septembre dernier… »

    Depuis l’automne 2008, les communications des ministres wallons connaissent un rythme de plus en plus soutenu, avec une moyenne de 15 dossiers par mois, pour un montant de près de six millions d’euros. « En six mois, glisse le MR, le gouvernement wallon a donc dépensé trois fois plus pour sa communication que ce qu’il octroie à la formation des fonctionnaires wallons pour une année… » « Cette campagne Marshall, surenchérit Wesphael, coûte autant que le budget annuel prévention santé-environnement. » On voit où sont les priorités.

    Fromage et patates
    Au hit-parade des communicateurs, c’est le ministre Benoît Lutgen (CDH) qui se révèle le champion toutes catégories, avec 28 campagnes engagées depuis septembre, pour environ 3,5 millions d’euros. Bien sûr, il ne s’agit pas toujours d’autosatisfaction, quand il vante les fromages de Wallonie (1.815 euros) ou promeut la patate (111.000 euros pour 2008, l’année de la pomme de terre). Mais que dire du festival d’orgue de Bastogne (la ville de Benoît Lutgen), même avec une contribution modeste de 400 euros?

    Chez lui, le gros du budget va aux campagnes « propreté ». Trois dossiers et plus de 1,5 million d’euros pour convaincre les malpropres d’arrêter de jeter leurs ordures sur les routes. Avec les amendes prévues (50 euros pour un papier ou une canette, 150 euros pour les autres déchets), et leur perception immédiate par des agents régionaux ou communaux, l’opération se révélera sans doute payante.

    Mais est-il bien normal que ces communications soient décidées par les cabinets ministériels, avec une fois de plus le risque de semer la suspicion: certaines dépenses peuvent parfois s’apparenter à des subsides, à des coups de pouce décidés par le seul ministre au bénéfice de ses proches. Si, par contre, il s’agit de l’intérêt général, autant que l’information soit diffusée par l’administration, qui dispose d’un service ad hoc pour cela.

    Le lifting de Daerden
    Toutes les campagnes ne passent toutefois pas par la commission des dépenses électorales, et échappent dès lors à toute transparence. Quand elles sont lancées, il est trop tard, on ne sait plus faire machine arrière. Ainsi Michel Daerden, notent des jaloux, a utilisé « de manière discutable » les panneaux de sensibilisation routière situés le long des grands axes. Quand on y lit que les routes, elles aussi, ont bien droit à un lifting, comment ne pas faire illico le parallèle avec les préoccupations esthétiques du ministre lui-même?

    En pleine crise financière, au mois de novembre, le gouvernement wallon a acheté des pleines pages dans les journaux (95.508 euros, soit « 2,8 centimes d’euro pour chaque Wallon », selon Rudy Demotte) afin d’expliquer les mesures qu’il allait prendre, dans le budget 2009, pour soutenir le pouvoir d’achat et restaurer la confiance. La commission des dépenses n’avait pas été consultée, et le parlement n’avait a fortiori pas pu analyser l’impact budgétaire des mesures annoncées. Il fallait faire vite, estime le ministre-président. « Dans ce registre de la confiance, faire connaître les mesures qui peuvent avoir un impact sur l’activité économique et sur le pouvoir d’achat est presque aussi important que les mesures elles-mêmes. » Qui n’ont pas toutes été inventées pour l’occasion, mais sur lesquelles on a bien vite remis une couche de peinture anticrise, histoire de faire preuve de sollicitude envers les gens.

    Au nombre des mesures en question, la suppression de la redevance radio a semé la confusion au sein même de l’administration, qui s’est trouvée submergée par les appels ou les récriminations de personnes qui pensaient pouvoir bénéficier, comme en Flandre ou à Bruxelles, de la suppression totale de la télé-redevance.

    Autres mesures: le déjà fameux prêt tremplin et les éco-prêts d’André Antoine. Le ministre CDH a fait très fort: sans en référer à la commission, il a fait distribuer en toutes-boîtes (1,7 million d’exemplaires environ) une brochure explicative dont il signe en toutes lettres la présentation, et qui donne, à deux reprises, l’adresse de son cabinet…

    Michel Delwiche

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