raesAlors que la percée d’ECOLO aux élections pousse la bonne gouvernance sur le devant de la scène, Anderlecht a du pain sur la planche. Exemple avec un échevin…MR.

Hier, j’ai passé une partie de l’après-midi à réagir à la condamnation de l’échevin anderlechtois des classes moyennes, Willy Raes (MR). Son inaction était déjà critiquée, tant par les commerçants que par les acteurs de l’emploi.

Aujourd’hui, la Cour d’Appel de Mons l’a condamné à un mois de prison ferme avec sursis de trois ans.  Les faits concernent une association d’électriciens que Willy Raes a administré. Il s’est prendre les doigts dans la prise : détournement de 100.000€. Ils fragilisent encore une fois la Commune, qui n’a vraiment pas besoin de cela. Toute l’énergie que le Collège consacrera à ce dossier, il ne le consacrera pas au reste.

Avec mes co-secrétaires politiques et les conseillers communaux, en bonne intelligence avec le secrétariat régional, nous avons publié ce communiqué de presse constructif :

ECOLO Anderlecht demande la démission de l’échevin condamné

La locale d’ECOLO Anderlecht a pris connaissance de la condamnation à un mois de prison avec sursis de l’échevin Willy Raes (MR). Faux, usage de faux et abus de confiance : les faits parlent d’eux-mêmes.

Ils concernent la gestion d’une asbl, alors que l’intéressé continue à gérer aujourd’hui plusieurs asbl en tant qu’échevin.

ECOLO Anderlecht (opposition) ne comprendrait pas que le Collège des Bourgmestre et Echevins n’obtienne pas la démission de Willy Raes. Pour ECOLO Anderlecht, un retrait de compétences ne suffit pas. Aucun mandataire ne peut être échevin sans effectuer le travail qui correspond à cette fonction. Il en va de la crédibilité de la majorité communale et de la politique en général.

Lors du conseil communal du jeudi 2 juillet, le groupe écologiste interpellera le Collège à ce sujet. Les principes de bonne gouvernance doivent s’appliquer sur le terrain.

Au niveau de la Région bruxelloise, ECOLO déposera prochainement un texte rendant possible la motion de défiance individuelle à l’égard d’un échevin.