Molenbeekois, militant associatif actif dans mon quartier du centre historique, je suis d’origines variées.

Né en Belgique, d’origine belgo-hongaro-franco-lituanienne, mon prénom est à lui tout seul un symbole, témoin du Droit des Palestiniens à disposer de leur pays, aux côtés d’Israël.

Premier déclic

Éduqué par des parents progressistes (le terme politiquement correct pour « de gauche »), je grandis à proximité du tristement célèbre village de Mellery (Brabant Wallon). Le lieu accueille une décharge illégale. Un véritable bottin de produits toxiques en tous genres exposés à l’air libre. Les riverains attrapent des cancers… Le bourgmestre (PRL-MR) laisse faire. Il faudra des années de combat citoyen (action “Commune polluée”) pour faire fermer la décharge et faire reconnaitre que l’intérêt économique ne doit pas primer sur le bien-être et la santé des habitants. On aurait voulu me faire devenir écolo, on n’aurait pas fait mieux !

Par ailleurs, je me préoccupe dès mes 11 ans de la montée des idées d’extrême-droite, qui pesaient alors une dizaine de % en Flandre et nous faisaient déjà peur…

Antifasciste de débats et de terrain (tractage, arrachage d’affiches racistes), je me suis impliqué dans la rédaction du magazine RésistanceS. Depuis quelques années, j’ai conseillé l’asbl Namur Anti-fasciste en matière de communication (réalisation de son premier site web notamment).

Deuxième déclic

Vers mes 14 ans, je commence à m’intéresser aux questions d’éducation. Révolté par le désinvestissement de la Communauté française dans cette fonction vitale de notre société, je serai de toutes les manifs « enseignantes » en 1996. Laurette Onkelinx (qui se présente aujourd’hui à Scharbeek tout en faisant construire en Brabant wallon) décide alors de supprimer 3000 postes de profs et d’augmenter le nombre d’élèves par classe tout en promettant que l’on deviendra « tous bilingues en 2001 ».

A cette époque, seul ECOLO proclame que l’enseignement doit constituer une priorité. Seul ECOLO insiste sur la fonction d’émancipation de l’enseignement. Comme moi, les verts voient plus loin. Derrière l’effort budgétaire soit-disant incontournable, ils pensent aux conséquences de la mauvaise formation des jeunes adultes de demain…

L’engagement étudiant

Arrivé aux études supérieures, révoltés par les coûts exorbitants des études (minerval de 1000€, matériel de plusieurs milliers d’€, kots…), je me bats pour une réelle accessibilité de l’enseignement. Membre du Conseil social (le CPAS des Hautes écoles), je me bats avec les autres étudiants pour l’instauration de critères dans l’octroi des aides (lesquelles demeurent ridicules au regard des besoins), l’information (beaucoup ignorent l’existence-même des aides)…

Alors que les Conseils étudiants viennent à peine d’être coulés dans un décret, il reste fort à faire pour exercer une véritable participation des étudiants… Surtout dans des instituts dirigés de manière assez paternaliste qui viennent d’être fusionnés bon gré, mal gré. En 2 ans, nous bétonnerons une véritable participation des étudiants. Nous obtiendrons aussi le passage du Conseil étudiant de la très libérale Unecof à la progressiste Fédération des étudiants francophones (FEF).

En 2002, je quitte donc l’IHECS satisfait du travail accompli avec une licence en communication sociale, spécialisation journalisme. Travaux de fin d’études : « Les juifs progressistes en Belgique », « L’Association belgo-palestinienne et les journalistes belges francophones face à la nouvelle Intifada » et « Ceux qui critiquent Sharon, de Jérusalem à Bruxelles ».

Premiers boulots

Débarqué dans la vie professionnelle, je tâte du journalisme (Bel RTL, Ciel fm, Antipode, Espace-citoyen, Guide du Renard) et me nourris grâce à des petits boulots (réceptionniste en sous-traitance à la Commission européenne, serveur, manutentionnaire, promoboy). Intéressant pour mettre les choses en perspectives. L’occasion aussi de réfléchir… L’engagement associatif et la rédaction sont mes 2 dadas. Pourquoi trancher ?

Je deviens alors brièvement « éducateur de jeunes à la citoyenneté » dans les maisons de quartiers de Molenbeek.

L’écrit me manque rapidement. Je bosse alors dans l’alphabétisation des adultes. Pour défendre le droit des 10% d’adultes illettrés que compte la Belgique francophone, je bosse pour l’asbl « Lire et Écrire », à la coordination wallonne. Je participe à la rédaction puis à l’édition du document « Vers un plan wallon pour l’alpha », rédige et coordonne plusieurs périodiques spécialisés, organise les relations avec la presse avec le réseau de travailleurs et de bénévoles… Un bon souvenir !

En septembre 2006, ECOLO recherche un permanent pour les sections locales de Bruxelles-ville, Ixelles et Molenbeek. A ma grande surprise, je suis choisi. Alors simple sympathisant du mouvement, je n’ai, à ce moment, jamais assisté à une réunion locale ! L’idée me chatouillait depuis un bout de temps mais je n’avais jamais franchi le pas. Mon recrutement se base avant tout sur mes compétences professionnelles. Impensable ailleurs…

Militant ECOLO

Parallèlement, je choisis de m’investir pour ma commune et deviens membre de la section locale des verts anderlechtois.

Dès la Saint-Nicolas 2006, je m’investis professionnellement dans une association de réduction des risques liés à l’usage de drogues, Modus Vivendi. J’y exerce mon métier de chargé de communication dans un projet plus large autour du bien-être dans les lieux festifs bruxellois. Le 28 septembre 2007, le label Quality Nights est lancé avec succès.

Au printemps 2007, souhaitant m’investir encore davantage dans l’associatif, je deviens membre de l’Assemblée générale de Modus Vivendi (réduction des risques liés à l’usage de drogues – 1 à 2 réunions non rémunérées par an) et réprésentant suppléant d’ecolo J au Conseil d’administration du Réseau des Non Confédérés (coordination d’organisations de jeunesse – 8 à 10 séances non rétribuées par an, mandat que je quitte en septembre 2009).

En janvier 2008, alliant utilement militance et compétences, je deviens chargé de communication au SETCa (FGTB), le syndicat socialiste fédéral. La crise financière et économique, j’en découvre les conséquences au quotidien.

En 2009, je suis candidat aux élections régionales du 7 juin. 16ème effectif sur la liste ECOLO. 1247 voix !

Novembre de cette année 2009 voit aussi mon saut dans un nouveau métier, celui de conseiller de Christos Doulkeridis, Secrétaire d’Etat bruxellois au Logement et au SIAMU, et Ministre-Président de la Commission Communautaire francophone (COCOF). C’est sur cette dernière partie de sa fonction que je m’active. Spécialement sur le secteur associatif et les contacts avec les partenaires sociaux (syndicats et employeurs).

Début 2010, je pose mes valises à Molenbeek. Fin 2008, j’ai opté pour Molenbeek pour sa convivialité, sa population jeune et… les défis à y relever. Je me suis investi dans mon quartier en menant des actions de pétition (enjeux de rénovation, de mobilité et de propreté), en lançant des fêtes de quartier et en jouant un rôle actif au sein de ma copropriété. J’expose régulièrement ma vision pour Molenbeek sur mon blog et sur les réseaux sociaux.

Le 3 décembre 2012, à la suite des élections communales du 14 octobre, je deviens l‘un des 3 échevins Ecolo-Groen de Molenbeek. Je m’occupe du logement (y compris de l’agence immobilière sociale) et des propriétés communales. Je quitte dès cet instant tout autre fonction ou mandat.
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