Ce lundi, je me leve tard, prends la route pour Wilderness. Pas de soleil à l’horizon. Des gouttes de pluie même. Je tourne en rond, tombe par hasard sur le Beach Hotel, mais le vent y est mou et leger travers. Pas un fusible et le plouf assuré.
A ce moment-là, le mec de l’école locale que j’ai SMSé la veille m’appelle. “Comment c’est sur place? Je te donne ta licence demain, voles si tu veux. Vas éventuellement voir Map of Africa”. Je me rue, monte au Kaart van Afrika, comprends pourquoi ça s’appelle comme ca (avec vraiment beaucoup de mauvaise foi), glande une heure, vais tater le vent, une fois, deux fois, trois fois, contacte l’école locataire du site -eux sont partis loins vers un site privé que si t’as pas payé dix bacs de bière au proprio t’as pas le droit d’y voler, et encore en dessous de 20 bacs y te regarde de travers en disant “c’est encore ces jeunes avec leur parachute” en regardant a travers le rideau- mais rien y fait, je reste désespérement seul, malgré un bon 15km/h de face.
Pas encore résolu à mourir loin de tout et tous en soldat inconnu, encore moins résolu à faire un plouf puis à faire 7h de stop pour revenir à la Mazda 3, je redescends à l’hotel, puis remonte, puis décide que non demain sera sans doute un meilleur jour pour mourure. Je pars en ballade sur la Kingfisher Trail (la piste du martin-pêcheur). Hyper dur à photographier, ces petits cons. Faut dire qu’avec ce mauvais temps sans soleil, mon minable 18-55 et ma légendaire discrétion c’est pas gagné.
Je finis au bar de l’AJ, ou la bière est potable, mais pas de chips ou de caouètes. Je vais donc en chercher à la station service du Bitch Hotel, ou le vent est tombé complètement.
Je rentre, mange un spat’bol, ouïs des hollandais au billard, donc je m’incruste gentiment, me fait niquer royalement puis gagne deux partie sans trop comprendre comment.
Au programme de demain: quand-même essayer de voler malgré le vent à décorner les antilopes prévu (je vais voir si je peux essayer une voile de speed flying, ça fait djeunz), puis tracer la route jusqu’à l’AJ de l’Addo National Park, pour aller voir les tig’, les kangourous et autres triceratops.