On monte au déco sans grandes convictions, la météo est identique à celle de la veille. Ciel voilé, soleil sporadique. Le comité des manches (pourtant très habile) joue relativement petit, et nous fait partir sur B05 (même coline) avant de nous envoyer au Divisa B04 puis retour au déco, re-B05 puis course vers le goal au lac. Pas grand monde y va.
Comme pour les jours précédents, je décide de décoller tôt, mais je suis bien le seul; Pendant la fenêtre libre, d’abord y a personne, puis je cède bien une demi-douzaine de fois ma place avant d’y aller avec des pieds de plomb. En l’air, c’est petit mais finalement en dix minutes ça devient de mieux en mieux, et dès que je suis assez haut je transite vers le Peñon. Là bas, c’est la pompe à couillons habituelle (enfin sauf hier), voyant “2km” affiché sur mon GPS je me calme, y a encore 40 minutes avant le départ. Je monte à un bon 500, puis me rends compte qu’en fait je suis à 2km du cylindre de 2km. Pas grave, y reste plein de temps. Je rejoins le gros des troupes à Crazy Thermal Mesa, peu avant le top départ. Vu du bas, une grape de pilotes qui tournent dans le même sens dans un thermique est un spectacle de toute beauté. Enfin la course est lancée. Je passe la ligne de départ, puis continue pour prendre la balise proprement dite. Je rencontre un beau thermique en chemin que je prends le temps de prendre. Puis transition sans histoire vers le massif du Divisadero B04. Un beau thermique m’attend de l’autre côté.
Malgré les thermiques à intervalles réguliers et une atmosphère généreuse avec plus de pompes que de dégueulantes, l’aller retour vers B04 est relativement laborieux quoique quasi sans risque. Ca devient plus compliqué une fois que cet aller-retour est accompli: va maintenant falloir passer en face, et soit arriver plus haut que le relief, soit assumer de gratter du côté opposé à celui ou on a gratté une heure plus tôt. Après un demi plein la transition n’est ni trop sévère, ni trop généreuse. Je reprends 150m à mi-chemin, mais suis bien bas sous la crête. Comme entretemps j’y ai vu d’autres s’aventurer, j’y vais. C’est d’abord peu rentable, plus un peu mieux, puis suffisant pour me permettre de remonter au dessus de Crazy. Je me prends une bonne dégueulante, suis condamné à me refaire en grattant, puis suis assez haut pour franchir le Wall.
Malheureusement, au Wall, je me retrouve sous le vent de vallée de Maguey, et même si ce n’est pas turbulent, ça plombe à -3m/s et en contournant pour me refaire un troisième fois, je fais du 11km/h (finesse 1) et suis contraint de poser. 3h plus tard je suis à la base.
J’ai fait 102ème du jour, mais malheureusement comme beaucoup on fait le goal, je perds une place et finis 112ème au général (sur 146), ce qui est mieux que mon 103/111 de l’année passée.