Comme samedi soir je me suis fait parachuter membre du comité sécurité, je me retrouver à participer à l’élaboration de la manche. Mon boulot est assez simple, pas de vent aujourd’hui sauf du vent de vallée au goal, ciel bleu, thermiques pas violents. La manche est assez simple, en gros on doit revenir de huit km pour aller choper la PG1 (R. 2km), puis remonter soit par la vallée soit par la crête sur la B36 (8km) puis tôt ou tard passer sur la vallée de Citrusdal (B23, 1km) pour enfin aller au goal au nord, Constriction PG8. De PG1 il y a 65km, à faire entre Start 12h15 et 16h00, ce que je trouve déjà short pour les voiles Sport. Mais comme en plus le dummy fait un tas, on retarde le start sans bouger le goal. Je proteste mais on m’envoie gentiment paitre.
Je décolle sans avoir bousculé personne à 12h20. Ca monte pas bien, mais personne ne fait des tas, sauf René qui vas vraiment bas. Dix minutes avant le start je suis devant PG1, René est en train de se refaire. Je fais ce que je considère comme un plein décent, juste histoire de pouvoir faire le start. Après le start déplacé à 13h, je me rends compte que monter ne sera pas un problème aujourd’hui, et qu’il ne faut pas faire des pleins complêts mais plutot pousser sur le deuxième barreau.
Je fais la permière balise B36 par la crête, puis raccroche. De là je vole jusque Bumpy (pendant le vol y a un gars qui y a du faire secours, puis après je profite d’une pompe particulièrement généreuse pour traverser vers la vallée de Citrusdal. Là, il y a un thermique à +2km/h qui fait monter à 1900m tous les 3km. Malheureusement, il me reste 60 minutes pour faire 25km. Je décide de pousser encore plus le barreau. A B23, je me retrouve quand même vachement bas, 300m/sol, je décide de traverser la ville pour aller sur une colline brulée. Quand je sens l’odeur de barbecue, je sais que c’est gagné. Malheureusement le temps de remonter, je sais que je n’ai plus le temps de rejoindre le goal, genre 12km en 12 minutes. Je pars décidé d’aller le plus loin possible, pour battre un maximum de gens sur la distance. A mi-chemin, étant modérément bas, je décide d’assurer de ne pas poser avant 4h en enroulant un dernier thermique. Ca se révèle être une grave erreur, car si je ne me laisse pas dépasser, je perds du temps que j’aurais pu convertir en distance, et tout ça alors qu’à partir de ce point, le problème n’est pas de monter ou même de rester en l’air mais de descendre. A 16h, je suis encore à 4km du goal, que je rejoins à 16h04, après quoi il me faut encore 10 minutes pour descendre poser, en manquant de me faire reculer bien derrière.
Avant même de poser j’ai déjà des SMS du fan club (merci!).
Je suis seul Belge “au goal”, suivi de Richard quelques km derrière, de Glenn encore quelques km derrière et de René à Citrusdal. Je suis aussi n°3 en Sport, donc si je continue comme ça cette semaine, podium. Ouf la pression…
Mardi vent fort et bruine, annulé. On va faire un tour à Langebaan à la côte Atlantique.
Mercredi très pluvieux, vraisemblablement annulé.
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Winelands 12 décembre 1ère manche: goal, ou pas goal ?
Tuesday, December 13th, 2011Winelands 2010 – manche d’entraînement
Sunday, December 11th, 2011Je commence par citer René:
allez, some news : hier task d’enbtraînement. Un peu simpliste : 25 km temps, avec appui falaise puis un point en plaine, enfin 33 km vent face pour retour. Autant dire impossible. Nobody Mais journée sympa : Natha 64 km, Glenn en balade sur la falaise pour 11 km, Richard aller-retour falaise avec retour au goal mais sans avoir été la balise. Il flairait le piège. Pour ma part 36 km., posé en plaine. Super journée quoi. Un de vous nous manque : on est que 4 Belges, pour une équipe de 5, donc on a coopté un Israélien pour faire le compte. Aujourd’hui GREAT DAY : début des choses sérieuses. Pluie au réveil, gros vents vers 14h. Donc probablement petite journée, voire free flight. Mais, il fait quand même 25 °C, donc on ne se plaint pas. A+ les Amis et Potes René
Donc un peu plus de détails sur mon vol:déco tranquille; il y a des thermiques un peu partout, je décide assez vite qu’il ne faut pas trop perdre son temps dedans, surtout que le vent va forcir. Au bout d’une quinzaine de km, quand je suis à 45° par rapport à Eendekuil, je pars en vallée. D’abord un premier thermique assez puissant que pour m’attrapper en début de nuage. Oreilles, vol aux instruments, je ressors au bout de 30 secondes. Au loin dans l’axe, je vois une Aspen et une Boomerang qui reprennent un truc. Je les rejoins mais manque de me planter. A 5km de la balise je fais un point bas à 100m/sol. Là où en Belgique on serait en approche, ici on s’accroche (plein de champs partout qui donnent bien et peu d’obstacles genre barbelés). Ca paie, je prends 1300m, et décide après avoir abandonné cet objectif de quand même aller choper la balise. Coup de bol, ça continue à monter gentiment, je prends la balise puis fais demi-tour pour retourner à la crète, faire 33km vent de face sans appui montagne me semblant impossible.
Arrivé à la crète sous le sommet, ça marche, mais au bout de 300m je découvre qu’il y a des moment où je fais du 2 à l’heure au deuxième barreau. Je décide d’aller poser. Je décide de poser près de la route du col, plus facile pour la récup’. Malheureusement, le champ en bas est plein d’autruches, et comme ces animaux sont réputés autant pour leurs méchanceté que pour leur bêtise, je décide de me battre et bingo, je trouve un thermique qui me mène plus haut que la crète, bien qu’il m’ait modérément fait reculer. J’hésite à aller sur Citrusdal, mais comme la récup n’y est pas garantie, je décide de reprendre le vol vers Porterville qui après tout est l’objectif. Ca contre moins maintenant que je suis plus haut. Ca avance extrêment lentement; la plupart du temps au deuxième barreau, vitesse moyenne 18km/h. Je décide de m’écarter de la crête, pour éviter les risques de rafale. Ca continue à bien tenir, je me prends même un thermique qui me mène à 2050m. “Prendre” est un grand mot, pas question de tourner là dedans ou c’est retour à la case départ. Puis au bout de 15km, ça devient vraiment trop fort. Au deuxième barreau je fais du 2km/h. Arrivé en vallée pour poser, je fais même de la marche arrière. Avec le gradient, je repars en marche avant, j’ai juste le temps de faire un gros tour de frein d’un côté pour affaler ma voile.
Je suis bien content d’avoir un fanta avec moi, mais une fois reparti je crève de soif. Heureusement la récup’ est rapide et il y a de l’eau, je vide un bouteille à moi tout seul.
J’ai fait 64km en six points de contournement et 3h30. Apparement y a juste un Hollandais qui a fait plus longtemps que moi.
Mercredi 10 Août
Thursday, August 11th, 2011Après 3 jours d’attente et une interminable remontée mécanique, on arrive sur le plateau de la station de ski.
Vu la vitesse, il faut un temps bête pour que tout le monde soit en haut. Vers 13h, le directeur commence à envoyer les fusibles, mais ils n’arrivent à rien. Le déco est dans la couche d’inversion, seules deux voiles parties du sommet tiennent. Il y a aussi des tas de planeurs, dont un qui vient faire un flyby sur le déco.
Enfin vers 15h, la manche est lancée. Je décolle à 15h 25, et ne passe pas une seule seconde bas. En deux minutes je suis au sommet, puis à 2700m. Sans qu’on ne connaisse les circonstances, un type avec une U Sport fait secours sur la Dormillouse. Son état ne justifie pas d’envoyer l’hélicoptère vite, donc on attend que les pilotes aient dégagé la zone.
Une fois le départ lancé, je choppe la balise de départ dans les 10 secondes, puis raccroche le relief. Je commets sans doute l’erreur d’enrouler les thermiques (généreux) au lieu de faire du soaring sans m’inquiéter pour aller chercher la B47. Une fois prise, je fais demi-tour en restant sur la crête, pour me mettre en face de la B42 qui est face au relief. Une fois la distance minimisée, je fais la transition en plaine, puis demi-tour pour raccrocher le relief. Au début ça marche, je me fais presque rattraper par Pierre T. Puis avant que j’aie vraiment raccroché, ça commence à zéroter, puis à plomber. Je me prépare pour un tas en vallée. De toutes façons la manche est arrêtée parce que la balise suivante B10 est dans le chemin pour l’hélicoptère qui doit récupérer le pilote du début plus un deuxième en Aspen (ou Delta?) qui s’est tapé sur le relief.
En vallée, je raccroche enfin quelque-chose qui me permet de me remettre à 2300m, avec possibilité de repartir faire la manche pour le plaisir. Mais je me dis que finalement autant en profiter pour essayer d’aller à St-André. Je pars donc plein Sud, en essayant de ne pas aller sous le vent de quoi que ce soit. Je prends délibérément un chemin trop à l’Est, les vaches ayant l’air plus clémentes. Une fois au bout de la vallée, je transitionne sur la crête herbeuse de Grisonnière, ça monte super bien avec la confluence. Une fois au bout, je me trouve sous le seul cumulus de la journée et enroule jusqu’à la base, 2990m. De là, je vois parfaitement le Cheval Blanc, le Chalvet, et me dis que si j’arrive à retransitionner à l’Ouest, St-André est atteignable. Mais dans l’immédiat, je dois mettre à profit mes 3000m pour m’avancer vers le Sud. J’avance de 10km, arrive dans la vallée de Dignes-Les-Bains, mais en arrivant je me fais contrer par un vent de 15-25km, et ne trouve plus rien pour monter. Je pose dans un champ sous les applaudissements des voitures passants.
Merci à Richard pour la récup’.
Samedi, le meilleur de tous les vols
Sunday, February 6th, 2011On monte au déco sans trop y croire. C’est bâché, le vent est fort… Ils annoncent un plaf’ à 3500m, mais “cette fois c’est pour de vrai, sur ma mère, j’te jure”. Comme la veille je pars en retard, mais cette fois-ci c’est pas grave, parce qu’il y a quatre départs possibles. Dans les faits, je pars avec le deuxième (je ne crois pas qu’il y en a qui ont fait plus tard). Gagner des mètres est laborieux, les nuages commençant à maximum 3000m. La bonne nouvelle du jour, c’est qu’il y a peu de grosse dégueulantes, et qu’il y a un peu partout des thermiques, même s’ils sont peu généreux. La première balise à prendre est Divisadero B04, LE classique. Cette branche se fait en priant le dieu des juifs, le dieu des italiens, le dieu des arables, le Père Noël et Saint Nicolas: contrairement au deux premières manches, ça ne se joue pas entre 300m sol et 3700m, mais entre 15m sol et 100m sol, avec en dessous des pieds des arbres, des arbres, et encore des arbres. Ca me rappelle des mauvais souvenirs (dernière manche d’il y a deux ans), mais par contre, y en a des plus bêtes que moi qui sont plus bas et qui ont l’air de survivre. Des associations temporaires se contractent. Je vole avec un groupe de voiles Loisirs et Sport, dont pas mal de Deltas. Enfin, j’arrive (avec 150m par rapport à la crête) au cylindre de Divisadero. De là, de toutes façons ça ne monte pas, donc je tourne avec Alejandra (Chili 2), vers la balise suivante, B25 Lapila en plaine. Ca plombe, puis au bout de 30 secondes on tombe ensemble sur une première pompe, qui nous recule mais nous fait monter bien haut, alors qu’on avait besogné pour en arriver là… On continue, de temps en temps je la laisse aller devant comme fusible, de temps en temps je la redépasse à l’accélérateur. A tour de rôle on trouve les thermiques qui nous mènent à 1km du cylindre de B25. Elle ne trouve plus rien, moi c’est à ce moment que j’ai décidé d’aller chopper le cylindre. Je perds pas mal en chemin, mais je vois un collègue Delta qui va tenter les Rois Mages B13. Je lui emboite le pas. Après un point bas à 2000m, on trouve du petit , mais qui nous fait gagner 200m.
Et là, une pompe incroyable, matérialisée par des feuilles qui montent à la vertical à 5-10m/s. Ca demande un estomac solide cependant. Je continue à l’enrouler, Anders lui en sort, et continue à gagner. Au loin, Alejandra a fini par se trouver un truc qui l’a ramené derrière les Rois Mages.
La balise suivante est un retour au déco B03, un choix discutable dont le seul but est de faire des belles images pour la presse. Depuis les Rois mages, je fais donc ma transition vers Espina, pour revenir au massif du déco. Je continue à monter pendant la moitié du trajet, jusqu’au plaf’ (entretemps à 3100m). Puis ça plombe un tout petit peu, j’arrive à Espina avec 100m. Comme sur la transition mon GPS a fluctué entre 25km/h et 45km/h, je me sens bien incapable de savoir quel est le côté au vent et quel est le côté sous le vent. Je décide d’aller gratter pile sur la crête, en principe pas sous le vent et même avec une confluence. Je me fais bien secouer, et finis par me trouver un truc qui monte, en dérivant très fort, mais dans la bonne direction. De là ça va très vite, je suis en deux minutes à Crazy, deux minutes plus tard au Peñon, et encore deux minutes plus tard au déco faut dire aussi qu’il y a un bon 25-30km/h. Là s’offrent deux choix: soit je fais comme mes prédécesseurs, je vais contre le vent jusqu’au Peñon puis à Crazy, je fais la transition jusque Maguey, Cerro Gordo, et de là le goal B23, soit je vais derrière le déco et je trouve des trucs en chemin, je choisis initialement la première solution, mais Alejandra surgit de nulle part, chope la balise du déco, et continue son chemin. Comme à ce moment-là je suis dans un thermique dont le but est de me permettre de rejoindre Peñon, mais dont l’effet est de me faire dériver vers le déco, je change d’avis, et décide de me laisser dériver derière, en enroulant tout ce qui bouge.
Alejandra fait un tas deux km derrière, moi j’ai quasiment rien perdu, je commence à penser que faire le goal est possible. Mais la vallée est assez couverte, je trouve bien un petit thermique, mais pas assez et comme je ne trouve plus rien après, je suis contraint de poser avec deux Norvégiens (mais sympas quand-même. J’ai fait 47km, dont 44 utiles. Pour la petite histoire, j’aurai possiblement fait le goal si j’avais pris Cerro Gordo. Mais je suis content quand même: je finis 55ème du jour, et 76ème au général. Je suis 3ème sur 8 de la classe Delta (on ne dit plus DHV2 ou EN C ou Sport).
Je suis hyper content de ma semaine, j’ai fait des économies de chauffage, j’ai revu des copains et m’en suis fait quelques nouveaux, et j’ai trop bien volé.
Vendredi, journée de m…
Sunday, February 6th, 2011Les conditions sont annoncées fortes, mais avec un plafond 4000m. En plus, il pleut deux fois avant le début de la manche.
Il prennent le début de la manche annulée la veille: Perimètre d’attente autour de B18 Piano, puis aller chercher B26 Santa Maria. Déjà y se sont foutu de nous, les nuages sont à max 3400m. En plus je rate le départ notamment parce que je suis parti tard. Après avoir sukkelé, je finis par partir en grattant Crazy, puis en enroulant Crazy. Je rejoins un autre gars à Espina au bout de la crète. Il décide de d’abord prendre B26 puis de traverser, je décide de d’abord traverser puis de passer par les Rois Mages pour prendre B26. Sauf que j’arrive dans du vent très fort, et assez bas. Sur le plateau de Maguey B09, il y a des gars qui enroulent un truc. Je décide de tenter le tout pour le tout, je vais sur le plateau avec peut-être 100m sol. C’est théoriquement sous le vent parce que trop en arrière, mais la forme du relief devrait me le pardonner.
Je trouve effectivement le thermique, mais il est assez violent, au point que je n’arrive pas à décider si c’est plus malsain dedans ou dehors. Mais comme il n’arrête pas de m’éjecter, je décide qu’il est plus sain d’aller poser. Je retrouve à la vache les mêmes pilotes du dimanche que la veille.
Au score, je fais dernier de ceux qui ont fait le départ, avec 8.3km. Je perds 12 places et me retrouve à la 79ème.
Le soir, il pleut. Faut dire, y a deux belges de plus qui ont eu la bonne idée de rappliquer sur la ville.