Ce lundi, je me leve tard, prends la route pour Wilderness. Pas de soleil à l’horizon. Des gouttes de pluie même. Je tourne en rond, tombe par hasard sur le Beach Hotel, mais le vent y est mou et leger travers. Pas un fusible et le plouf assuré.
A ce moment-là, le mec de l’école locale que j’ai SMSé la veille m’appelle. “Comment c’est sur place? Je te donne ta licence demain, voles si tu veux. Vas éventuellement voir Map of Africa”. Je me rue, monte au Kaart van Afrika, comprends pourquoi ça s’appelle comme ca (avec vraiment beaucoup de mauvaise foi), glande une heure, vais tater le vent, une fois, deux fois, trois fois, contacte l’école locataire du site -eux sont partis loins vers un site privé que si t’as pas payé dix bacs de bière au proprio t’as pas le droit d’y voler, et encore en dessous de 20 bacs y te regarde de travers en disant “c’est encore ces jeunes avec leur parachute” en regardant a travers le rideau- mais rien y fait, je reste désespérement seul, malgré un bon 15km/h de face.
Pas encore résolu à mourir loin de tout et tous en soldat inconnu, encore moins résolu à faire un plouf puis à faire 7h de stop pour revenir à la Mazda 3, je redescends à l’hotel, puis remonte, puis décide que non demain sera sans doute un meilleur jour pour mourure. Je pars en ballade sur la Kingfisher Trail (la piste du martin-pêcheur). Hyper dur à photographier, ces petits cons. Faut dire qu’avec ce mauvais temps sans soleil, mon minable 18-55 et ma légendaire discrétion c’est pas gagné.
Je finis au bar de l’AJ, ou la bière est potable, mais pas de chips ou de caouètes. Je vais donc en chercher à la station service du Bitch Hotel, ou le vent est tombé complètement.
Je rentre, mange un spat’bol, ouïs des hollandais au billard, donc je m’incruste gentiment, me fait niquer royalement puis gagne deux partie sans trop comprendre comment.
Au programme de demain: quand-même essayer de voler malgré le vent à décorner les antilopes prévu (je vais voir si je peux essayer une voile de speed flying, ça fait djeunz), puis tracer la route jusqu’à l’AJ de l’Addo National Park, pour aller voir les tig’, les kangourous et autres triceratops.
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Lundi, pas de vol
Monday, November 30th, 2009Premier jour, le Cap, Hermanus,Mossel Bay
Sunday, November 29th, 2009Après une nuit en 747 ou j’ai su dormir (le vin à volonté et la peu ragoutante sélection de films aidant), on se pose au Cap sur le coup des 9h locales. Je me procure une carte SIM, une voiture et je suis parti. J’avais rendez-vous avec des exploitants d’école locaux, Barry et Candace, mais apparement ils m’ont mailé à 6h30 du matin qu’il partaient vers Porterville. En effet, il y a sur la péninsule un vent à décorner les gnus, et la Table Mountain est sous les nuages, tout gris qui plus est.
Je prends donc la route vers Porterville, m’arrête à une station service pour acheter à boire et me soulager, et en profite pour contacter Candace qui me dit, j’ai pas retenu, soit que c’est pas mieux à Porterville, soit que de toutes façons toute la région est “No-Fly” jusqu’au 6 décembre pour les préparatifs du Mondial.
Comme j’avais de toutes façons prévu de passer la nuit et de voler à Hermanus, j’y vais pour me décommander, y a un vague dos de baleine à voir. Puis, je trace la route vers Wilderness. Comme il fait tout aussi dégueulasse sur toute la côte Sud, que ça ne volera pas aujourd’hui, je pose le camp dans le Backpackers de Mossel Bay.
A retenir pour cette journée: les Hollandais ont laissé une trace indélébile dans l’anglais sudafricain (avec un accent qui fait penser au jamaïcain), les radios souhaitant tous “have a lekker Sunday”, et la ferme à autruches sur la splendide N2 Garden Route (les photos suivront)
British Open: manches 1 et 2 nullos
Wednesday, July 1st, 2009Enfin le 3ème jour, la météo est assez bonne pour organiser une manche.
On nous envoie à 100km au Nord-Est. Je décolle dans le dernier groupe (vol vert), gratte trop le relief et plombe gentiment, en me trouvant trop bas en vallée pour encore trouver quelque-chose d’exploitable. Je me tape une heure de traverses de champs et de barbelés avant d’être au village. Je prends la voiture pour un deuxième essai en libre. Plus personne au déco sauf Karolina, une polonaise. Elle propose de descendre la voiture et m’aide à décoller. Là (vol bleu), je file plus rapidement en vallée, et trouve un thermique qui me fait monter à 2399m. Je suis le relief, puis retourne en vallée et ne trouve plus rien d’exploitable. Je pose à Villafranca (apparement un classique pour les débutants), me tape une heure à traverser les barbelés et les champs de blé sauvage, puis une demi-heure pour attendre la navette qui m’emmène… dans la direction opposée (sois disant pour me refiler au bus qui pourrait aussi bien me prendre là ou j’étais). Finalement je suis à la base vers 18h30. Wim fait le goal (trace orange) en 4ème, deux minutes après le vainqueur. 26 pilotes font le goal.
Ce mercredi, ils montent les mises, avec la même route mais un goal à 125km. Il y a une belle couche d’inversion à 2000m, mais pas de quoi s’inquiéter. Environ 12 secondes après son déco, Wim annonce qu’il va reposer au déco, parce qu’il a une clé dans ses suspentes. Comme je ne suis pas encore parti, je me détache pour l’aider. Il pose sans trop d’embuches, donc je décolle, en oubliant de me rattacher à la poitrine (pas confortable mais pas dangereux) et en plombant comme un fer à repasser, j’ai failli faire un cratère dans la route. Je recommence la
même connerie qu’hier, je suis des gros losers qui grattent le relief
au lieu d’aller en vallée. A un moment, le Meet Director annonce sur la fréquence sécurité que le pilote numéro %£µ$ a un(e) #§&%* à sa voile. Je fais pas attention, vu que je suis entrain de négocier ma déchéance point de vue altitude. Un peu plus tard, je me rends compte qu’inconsciemment j’étais en train de corriger un problème assez ennuyeux: dès que je lache les commandes, je tourne gentiment à gauche. Ca faisait 1/4 d’heure que je corrigeais à droite. Ca n’a pas du aider la performance de ma voile. C’était peut-être bien moi le pilote numéro %£µ$. Finalement je fais un tas, pas trouvé un seul thermique exploitable (trace verte). Je retraverse 3 kilomètres de barbelés et de champs, remonte sans grandes conviction vers le déco mais c’est trop fort. Fin de la journée. Wim fait le goal, environ 15ème. 40 pilotes for le goal.
En mai, Planfait ce qu’il te plaît
Saturday, June 6th, 2009Le mois de mai commence et se termine pour moi à Planfait, et commence et se termine dans les Bauges.
Pour le premier vol (en jaune), je ne dois pas insister, je tombe tout de suite sur un thermique qui me mène à hauteur réglementaire pour passer le lac. La première fois que je le fais sans faire les Dents. Je fais le Roc des Boeufs, je passe au Chabert, fais un point bas à 1200m, puis regagne assez pour passer au Margériaz. Là les Fou d’L me lachent, je vais jusque au bout du Margériaz, mais là ça ne monte pas, et je ne le sens pas d’aller voler sous le vent à la Fougère, surtout que ça a bien forci. En cinq minutes, je décide d’aller enrouler en vallée, puis de poser. Je me tape une heure de stop jusqu’à Chambéry, une heure de train jusqu’à Annecy, puis une heure de marche/stop jusque Echarvines. 28,6km en ligne droite.
Pour le second vol (il y en a eu une quinzaine dont des très biens entretemps), je vais faire un tour au Veyrier, mais pas sain, je monte aux Dents ou je tombe sur Damien DB et Eric F, qui après vont au Parmelan. Je les suis mais me fais enterrer. En approche pour me vacher, je retrouve une pompe peu rentable, mais qui me permet de raccrocher la Pointe de Talamarche, puis les Dents de Lanfon, que je passe pour aller directement au Roc des Boeufs. Là, quelque hésitation, puis j’arrive à aller jusqu’à l’autre bout. De là je décide d’essayer de rejoindre Montlambert. Je passe donc au Trélod, mais il ne donne pas. Je descend donc tout doucement pour terminer près de l’Ecole, dans les Bauges, au pied de la Dent d’Arclusaz. 22,6 km de derrière le Veyrier à l’Ecole, 42,4 km en 5 points.
Paques, les Vosges
Monday, April 13th, 2009Et voila, les Vosges sont officiellement rouvertes depuis ce week-end. Samedi, des pompes avec des bulles à +9m/s, je suis Wim qui part vers le lac de Kruth. Il repart après avoir plombé, je le suis mais me rend compte que j’ai passé le point de non retour. Je refais demi-tour et vais me vacher à Ventron (trace mauve). Trois heures de stop et marche plus tard, je suis de retour pour un plouf en vert.
Dimanche un beau vol de bocal en rouge avec reposer au déco, puis un pseudo-cross en jaune vers Kruth.
Enfin ce lundi, un bon petit cross sympa en bleu dans les traces de Wim. Rouge Gazon, puis une belle pompe que me mène presque aux nuages, après quoi je vais faire un tour au Ballon d’Alsace. Puis je me fais plomber à Bussang