Samedi, j’aime bien les pingouins (gouins, gouins, les pingouins)

December 5th, 2009

Samedi, je commence la journée en allant à pied au centre-ville acheter une adaptateur pour les prises électriques, et récupérer un magazine que j’ai oublié à l’auberge. Le grossier merle qui m’a refusé la moindre assistance hier est toujours aussi sympa. Il doit pas aimer son boulot. En plus il est moche.
La ville est assez chouette, beaucoup plus anglophone que les alentours ou on interpelle les gens en afrikaans; fait penser assez fort à San Francisco, même si j’ai pas vu de maison bleue. En allant chercher la voiture que j’ai réservée pour le w-e, je suis soudain assailli d’un doute affreux: le type qui m’a repris l’autre voiture hier était-il vraiment un loueur de voiture? Torturé par le doute, je file donc à l’aéroport, pour voir par moi-même. Ne trouvant que des clones, je décide d’aller voir au guichet. Heureusement je suis rassuré, tout va bien.
Etape suivante, je vais visiter la péninsule du Cap de Bonne Espérance. Je m’arrête à Simon’s town, où je prends 25 milliards de photos de pingouins pour Emilie. Je continue ensuite ma route jusqu’à l’extrémité de la péninsule. C’est joli, y a des oiseaux qui soarent sur la falaise spectaculaire, y a des kudus, et un vent à décorner les lions. En sortant, coup de bol, la route est innondée de babouins petits et grands, et y sont pas agressifs. Encore 100 photos de plus.
Après, je vais à Stellenbosch ou j’ai un lit en dortoir. Auberge sympa.
Les prévisions annoncent du vent fort sur la semaine prochaine, et du vent gentil pour demain, donc je vais aller à Porterville pour faire un vol. Ce coup-ci ce sera un aller-retour, je DOIS rapporter la voiture à l’aéroport

Jeudi 3, Samedi 4: enfin volé

December 4th, 2009

Le jeudi matin, ayant fait des heures sup’ à Addo, je me permets de partir plus tôt. Je file vers Wilderness, ou il y a de nouveau un vent à décorner les zèbres. En chemin, je me fais projeter un vieux pneu à 120km/h qui percute mon pare-choc puis mon pare-brise. Je suis donc contraint d’aller échanger la voiture à George (c’est pas sa voiture à lui). Pas grave, je suis assuré.
Entretemps j’ai décidé d’aller voler à Porterville, que je rejoins vers 21h. S’ensuit une heure de discussion avec le maitre des lieux, Rob Manzoni, autour d’un verre.
Vendredi, enfin le grand jour! Les conditions sont bonnes, je file au déco du Dasklippas, me fais rejoindre par un pilote allemand, je décole en premier, on fait tous les deux un tas, puis on remet ça, et ce coup-ci c’est thermonucléaire. Des thermiques un peu partout, faciles à enrouler, même si un peu fort prononcés. Je fais 20 bornes, puis vais me poser au bout de la route. Mais là, y a justement un thermique, qui commence à 50m/sol, que je DOIS enrouler. Il me remmène 900m plus haut et 4km plus loin où enfin je pose. S’ensuit 2h de stop et de navette.

04dec09
Le soir, je dois rapporter la voiture à Cape Town, conséquence d’un planning original un peu modifié. Manque de bol, mon auberge de jeunesse était surbookée, je suis donc contraint de trouver un hôtel en dernière minute, sans voiture, un soir ou la ville est en fête pour cause de FIFA World Cup 2010, qui avec l’”HIV-AIDS” et les violences domestiques sont à peu près les seuls sujets abordés à la radio. Enfin, étant plein de resources, j’y arrive et moins d’une heure après me voilà dans un hotel sans prétentions sur les hauteurs de Signal Point, Cape Town.
Demain, je visite les pingouins sur la péninsule, la ville, puis on verra.

Mardi, Mercredi: j’aime bien les éléphants

December 2nd, 2009


Le mardi, toujours pas de conditions potables à Wilderness. Comme je suis “attendu” le soir à Addo, je mets les voiles. En chemin je tombe sur le Knysna Elephant Reserve Machin Bidule, que le Routard reseigne comme un peu cher et un peu court, mais je me dis bon, j’entre, achète la place plus le seau de fruits pourris à donner aux éléphants. C’est tout aussi gluant que ça en a l’air, la trompe (60 000 muscles, contre 1200-chose dans tout le corps humain), puis on peut faire joujou avec pendant une demi-heure. C’est chouette, mais c’est limite piège à touriste effectivement. Enfin, ça permet un peu de contact avec les lourdauds plus rassurants que ceux du mercredi. Je continue vers l’est, jette un coup d’oeil au pont de la Bloukransrivier, évite de justesse de me laisser tenter par un saut à l’élastique (j’aurais pu, mais je préfère me limiter à un ratelier), puis trace vers Port Elizabeth et Addo. PE à l’air glauque, puis Addo village a l’air pas du tout accueillant, je finis par tomber sur le gîte, tenu par un couple de retraités (?) français, hyper confortable et pour un prix scandaleusement bas.
Mercredi est sensé être mon premier sur deux jours à Addo Elephant National Park, je cède cependant à la tentation, et une fois mon ticket acheté, je rebrousse chemin, et file au site du coin: Mullersberg, à Kirkwood. Sur Internet, c’est assez mal renseigné, avec des coordonnées avec pas beaucoup de chiffres après la virgule, mais je décide de tenter le coup. La meï de la réception du parc me dit de faire un détour de 80 bornes parce qu’il faut un 4-4, mais en tête brulée, je décide de quand même prendre le chemin du GPS. Le chemin du GPS est tout a fait potable; genre piste à gravier. A Kirkwood, je continue de suivre le GPS, puis me trouve devant une grille ouvrable, mais fermée. Je décide de rebrousser chemin, mais après 500m je me rends compte que je suis suivi par les flics. “M’sieur, m’sieur, euh peux? -Oui tu peux!”. Donc je tente le coup. La route vers le déco elle-même, elle est renseignée comme 4-4 nécessaire. Je m’avance avec la Mazda3, pendant 3km aucuns problèmes, c’est plus du qualité Létanne que du Fumay. Puis, toujours avec un bon revêtement, c’est la côte trop raide. A mi-côte, je suis contraint d’abandonner, sans possibilité de faire demi-tour, je me tape le gros du retour en marche arrière, dur dur avec une conduite droite. Puis la journée étant bien entamée (13h), je file au Parc. Bref, toujours pas volé, pas volé depuis un mois, chose qui ne m’était pas arrivé dep, uis un an.
Au Parc, rien à redire, super, des élephants, des tig’, des zèb’, des buf’, des kudus, des elands, des phacochères, des tortues, des chacals, des lièv’. Les éléphants sont bien gentils, mais quand même on est pas rassuré quand y en a un sur la piste. Et y sont lents…Le soir, je décide de sortir par la sortie Sud, mais après 3/4 du chemin parcouru, un lourdaud assez immense me montre que je suis chez lui et que je ne passerai pas. Je suis donc contraint à faire demi-tour et à sortir par l’accès principal.
Voulant écourter mon séjour pour retourner à Wilderness, je décide de faire les heures sup’ et me présente pour un un tour nocturne. Le tour est bien sympa, on a vu des tas de kudus, de chacals, de lièvre et des autruches, mais point de vue photos, il faisait trop noir.
Demain je me lève tot, pour être plus vite à Wilderness pour enfin voler, inch’allah

Lundi, pas de vol

November 30th, 2009

Ce lundi, je me leve tard, prends la route pour Wilderness. Pas de soleil à l’horizon. Des gouttes de pluie même. Je tourne en rond, tombe par hasard sur le Beach Hotel, mais le vent y est mou et leger travers. Pas un fusible et le plouf assuré.
A ce moment-là, le mec de l’école locale que j’ai SMSé la veille m’appelle. “Comment c’est sur place? Je te donne ta licence demain, voles si tu veux. Vas éventuellement voir Map of Africa”. Je me rue, monte au Kaart van Afrika, comprends pourquoi ça s’appelle comme ca (avec vraiment beaucoup de mauvaise foi), glande une heure, vais tater le vent, une fois, deux fois, trois fois, contacte l’école locataire du site -eux sont partis loins vers un site privé que si t’as pas payé dix bacs de bière au proprio t’as pas le droit d’y voler, et encore en dessous de 20 bacs y te regarde de travers en disant “c’est encore ces jeunes avec leur parachute” en regardant a travers le rideau- mais rien y fait, je reste désespérement seul, malgré un bon 15km/h de face.
Pas encore résolu à mourir loin de tout et tous en soldat inconnu, encore moins résolu à faire un plouf puis à faire 7h de stop pour revenir à la Mazda 3, je redescends à l’hotel, puis remonte, puis décide que non demain sera sans doute un meilleur jour pour mourure. Je pars en ballade sur la Kingfisher Trail (la piste du martin-pêcheur). Hyper dur à photographier, ces petits cons. Faut dire qu’avec ce mauvais temps sans soleil, mon minable 18-55 et ma légendaire discrétion c’est pas gagné.
Je finis au bar de l’AJ, ou la bière est potable, mais pas de chips ou de caouètes. Je vais donc en chercher à la station service du Bitch Hotel, ou le vent est tombé complètement.
Je rentre, mange un spat’bol, ouïs des hollandais au billard, donc je m’incruste gentiment, me fait niquer royalement puis gagne deux partie sans trop comprendre comment.
Au programme de demain: quand-même essayer de voler malgré le vent à décorner les antilopes prévu (je vais voir si je peux essayer une voile de speed flying, ça fait djeunz), puis tracer la route jusqu’à l’AJ de l’Addo National Park, pour aller voir les tig’, les kangourous et autres triceratops.

Premier jour, le Cap, Hermanus,Mossel Bay

November 29th, 2009

Après une nuit en 747 ou j’ai su dormir (le vin à volonté et la peu ragoutante sélection de films aidant), on se pose au Cap sur le coup des 9h locales. Je me procure une carte SIM, une voiture et je suis parti. J’avais rendez-vous avec des exploitants d’école locaux, Barry et Candace, mais apparement ils m’ont mailé à 6h30 du matin qu’il partaient vers Porterville. En effet, il y a sur la péninsule un vent à décorner les gnus, et la Table Mountain est sous les nuages, tout gris qui plus est.
Je prends donc la route vers Porterville, m’arrête à une station service pour acheter à boire et me soulager, et en profite pour contacter Candace qui me dit, j’ai pas retenu, soit que c’est pas mieux à Porterville, soit que de toutes façons toute la région est “No-Fly” jusqu’au 6 décembre pour les préparatifs du Mondial.
Comme j’avais de toutes façons prévu de passer la nuit et de voler à Hermanus, j’y vais pour me décommander, y a un vague dos de baleine à voir. Puis, je trace la route vers Wilderness. Comme il fait tout aussi dégueulasse sur toute la côte Sud, que ça ne volera pas aujourd’hui, je pose le camp dans le Backpackers de Mossel Bay.
A retenir pour cette journée: les Hollandais ont laissé une trace indélébile dans l’anglais sudafricain (avec un accent qui fait penser au jamaïcain), les radios souhaitant tous “have a lekker Sunday”, et la ferme à autruches sur la splendide N2 Garden Route (les photos suivront)