Machine à laver, manche annulée (3 février)

February 4th, 2011

Le matin, en marchant vers le point de rendez-vous avec les navettes: surdéveloppement. Mais le temps de monter, tout s’est dissipé. Il reste deux trois cumulut et un leger voile de cirrus. On nous met une manche en zig zag entre deux balises.
Je décolle, et là j’ai d’un coup mon cale-pieds qui saute d’un côté, un bout non sécuritaire de la selette a claqué. Comme c’est très dynamique en l’air, pas moyen d’essayer de le coincer. Et pas moyen de bien me mettre dans ma sellette. Et le cale-pieds qui pendouille à 150cm en dessous de moi. Et on ne se rend pas compte, mais quand on est habitué avec, c’est beaucoup plus dur sans.
Bref, c’est une journée ou on ne doit pas chercher les thermiques, il y en a partout. Les nuages ont recommencé à se développer, à une vitesse vertigineuse. Déjà, les rapports radio indiquant un niveau 2 arrivent (niveau 1 = rien à signaler, niveau 3, le dirlo doit prendre assez vite la décision d’arrêter la manche. J’arrive les doigts dans le nez au Wall, à ce moment il y a une spectaculaire fin de cycle qui fait que tous ceux qui étaient sur le plateau plombent et viennent nous rejoindre. Mais le cycle suivant reprends de plus belle, ça monte partout, mais dans des conditions où il faut s’accrocher, ce qui n’est pas facile quand on a pas son cale-pieds. Les premiers rapports niveau 3 arrivent. Puis ça se calme, je donne un “retour au niveau 2″ mais une minute plus tard, c’est à nouveau niveau 3 et le directeur annule la manche, 10 minutes avant le top départ. Certains vont poser au lac à 15km, je ne me fais pas prier et vais poser à l’atterro.
En chemin, en vallée, je tombe sur un thermique tout doux que je ne peux pas m’empêcher d’enrouler. Puis je me dis que ça peut devenir vraiment caca et vais me poser.

manche 4

2 février, 3ème manche

February 3rd, 2011

Troisième manche: un ciel bleu comme un lapin qui serait bleu, une manche un peu spéciale, avec une balise B48 à chopper, puis partir à 6km, puis à rechopper.

Je décolle, et après 1/4 d’heure de pas beaucoup monter je décide d’aller tenter ma chance au Peñon (la pompacuyon), mais de nouveau il ne marche pas. Comme tous les autres couillons finalement pas pompés, je continue dans le trou entre le Peñon et Crazy, y a effectivement des trucs qui permettent de remonter. mais ça monte pas des masses, je décide donc de suivre un gars qui va sur Crazy; il passe à côté, moi je me trouve un beau qui me monte à 3400m 25 minutes avant le start. Un nuage se développe dans la zone d’attente, mais il est facile à éviter. C’est cyclique, mais je me retrouve au plafond à l’heure du départ. On transite vers le plateau de B04, ça monte pas très bien, donc on doit régulièrement retravailler. On travaille avec un petit groupe de pilotes voiles Sport: des Delta, des Rebel,… Après avoir choppé B04, on doit aller en plaine pour prendre B25.
En plaine, pendant des km, on ne trouve rien, point “bas” à 700m sol puis je me retrouve avec les mêmes. On prend B25, puis il faut bien retrouver quelque-chose, mais c’est petit. Finalement les un après les autres on part. La Rebel se dirige vers les 3 Reyes, et fait un tas. Entretemps je l’ai suivi, je choisis en dernière minute la face Sud des 3 Reyes. Ca marche pas. Je m’apprête à poser, mais me fais catapulter en dernière seconde par un thermique généreux mais assez franc dans sa générosité, trois minutes plus tard je suis à 2900m et je peux raccrocher au plateau.
Ca monte pas bien, mais je réussi à trouver une série de trucs qui me remontent à un maigre 3000m. De là je pars pour ma première transition vers B48, mais je ne trouve rien, je mise tout sur un monticule sans doute trop boisé qui ne donne pas et en deux temps – trois mouvements je suis au tas avec 7 autres à Cerro Gordo.
Rentré bien sympa en benne de pickup.
Je termine 74ème de nouveau et perds 3 places au général (67ème).


Manche 3

1er février 2010, toutes les balises mais pas dans le bon ordre

February 2nd, 2011

Fort de ma 44ème place sur 114 à la première manche (peu de pilotes ont fait le goal), je peux décoller quand je veux. Je ne me fais pas trop prier, et aujourd’hui en plus en l’air c’est pas de la tequila, c’est de l’huile. Malheureusement, je trimbale deux grosses brindilles dans mes suspentes de freins. Pas méga gênantes, mais avec toujours le risque que suite à une fermeture plus de suspentes se coincent dedans. J’assume.
Je fais un petit plein, ça ne monte pas beaucoup vu qu’il n’est que 11h30, et me dirige vers le Peñon (normalement la pompacuyon), pas méga haut, mais j’assume. j’y arrive à hauteur du somment, pas trop à l’aise je laisse passer 25 occasions, je me fais descendre jusque quasi au tas. A ce moment, y a un crétin de caméraman qui me bloque l’accès au thermique parce qu’il veut prendre des zoulies photos de moi. Un fois qu’il ma lâché la grappe, je peux enfin rejoindre cinq gars dans un thermique qui s’est créé. Cette journée s’annonce fort cyclique.

De là, j’arrive au Wall, je passe au dessus, me voilà en orbite de parking pour le top départ avec 20 minutes d’avance. Ca reste bien cyclique, avec déos et débats, mais grosso modo à un moment je vois les autres partir en transition, j’y vais donc aussi (mon GPS de NAV a son cable cassé, donc je dois me débrouiller avec ma montre, ce qui n’est pas sans risque). Je traverse la vallée qui mène au Divisa. Le cycle a fait qu’au moment du départ j’étais assez bas, mais j’assumais. Je me retrouve d’autant plus bas de l’autre côté de la vallée, je commence a refaire le plein, je reperds tout dans du -8m/s intégré. Un peu plus loin je sais refaire lentement le plein à 3200m, ce qui me permet d’aller chopper la première balise B09 Maguey et de revenir. Là, je refais lentement le plein, avec une Avax XC2 qui me rejoint mais après se laisse larguer. En fin de cycle, je suis probablement au plaf’ (3500m à ce moment-là), l’Avax est 200m plus bas et continue a chercher alors qu’y a plus rien, moi je me mets en transition vers B52 Quintanilla. Au loin il y a des gars qui enroulent en pleine, mais le temps que j’arrive, le cycle est déjà fini.
Je zérote un peu puis retraverse la clairière B07 pour trouver un autre thermique qui en fin de cycle me mène à 3680m, altitude depuis laquelle je n’ai aucun mal à rejoindre B52. Enfin je crois. Après avoir choppé B52 (cylindre d’un km), je reste sur le thermique qui m’y a mené, et heureusement, parce que je vois un peï qui va anormalement près de B52. Je relis mes notes et constate qu’en fait le cylindre avait un rayon de 500m. Je rebrousse donc chemin, pas de souci ça continue à monter. Puis je me dirige vers B07, la suivante, en traversant la vallée je ne perds quasi rien, en fait je monte même pour quasi confirmer mon record à 3734m. Je passe ce faisant vers B08, qui sera ma balise d’après B07. Après ça, en faisant à peine la fine bouche vis-à-vis de deux-trois thermiques, je m’avance, et finis par plomber assez rapidement, avec le choix cornélien de soit aller vers le thermique devant, mais quasi à la même hauteur, ou celui plus loin, hors trajectoire, qui lui commence beaucoup plus bas et est donc plus abordable. Un excès de confiance me fait opter pour la première solution, et là, l’eau de boudin classique, je le rate, me rabats trop tard sur la seconde solution. J’ai à peine le temps de foncer en plombant bien vers l’autre bour de la clairière et de faire un demi tour pour me metre face au vent. Un joli tas avec 5 autres.

Je termine 74ème sur 114, ce qui fait 63ème au général, toujours pas mal en fait.

manche 2

31 janvier, première manche

February 1st, 2011

Arrivée au déco à 10h, je commence par immatriculer ma voile (numéro 53). Ils lancent une manche de 64km, ouverture de la fenêtre à 11h30. Je décolle à 12h15, après de longues apréhensions sur le déco; le vent était assez fort, j’avais foiré mon vol d’hier,… Mais bon, y avait pas de foule derrière moi non plus. Je cafouille comme un malade avant de trouver une pompe devant le déco, thermiques hyper étroits. Je finis par trouver en un qui me mène à 2900m, largement assez pour faire la transition vers le Peñon (la pompacuyon). J’y arrive avec plein de gaz, mais ça ne monte pas bien. En collaborant avec mes camarades (à ce stade il ne s’agit déjà plus que de snuls en EN B ou EN C, j’arrive à faire un plein qui me mène au Wall. Les expérience passées aidant, surtout avec ma nouvelle voile, je ne m’y sens vraiment pas à l’aise, je ne prends donc que peu de risques, et même comme ça je me ramasse des claques. A ce stage, j’ai déjà bien raté le départ de 13h. Au final on n’est plus que deux, mon collègue décide d’aller faire du rase-motte sur Crazy, je le suis, sauf que lui il passe juste à côté de la pompe du Wall. Je tombe dessus, et elle me mène d’abord à 3200m puis à 3500m. De là, je pars en transition les doigt dans le nez jusqu’au massif du Divisadero B04, la première balise. Je fais le plein tranquillos de temps en temps, sans aucun point bas.
Je choppe B04, puis rebrousse chemin, mes information glanées en espionnant le briefing mexicain m’indiquant qu’il faut pas aller en direct sur la balise suivante B22, mais la prendre plus au vent, ce qui va de soi. En chemin, je tombe néanmoins sur une pompe qui me fait dériver sur l’arrière du massif, côté lac. Je fais un point bas à 2400m qui me fait envisager de poser, vu que je suis coincé entre la forêt, le golf interdit et le lac. En plus je trouver rien et je perds grosso modo 100m par minute.
Et puis je tombe quand même sur quelque chose, sans trop dériver, qui me fait monter à 2800m en dérivant en Est, puis le même truc qui me fait monter à 3600m en dérivant en Nord, la transition se faisant sans trop de claques.
Ca me donne confiance, et je décide d’au moins rejoindre l’atterro de l’autre côté du lac. J’arrive de l’autre côté sans problèmes, et continue jusque au goal (B23), ou je trouve une gentille pompinette qui me remonte à 3200m. Je décide alors de reprendre mon objectif, B22, je ne trouver rien jusqu’une pompe qui me mène à mon record personnel, 3796m AMSL. Je suis légèrement sous le vent de B22, et assez rapidement je me retrouve à devoir accélérer dans la dégueulante, à un moment je descends à finesse 1.
Je pose à 1km du cylindre de la balise, et me tape 2h30 de récup’ parce que ces klettes font de la récup sans GPS.
Apparement, en volant lentement, j’ai enterré quelques gars avec des voiles de guerre qui ont trop usé de l’accélérateur, j’attend les résultats mais ils ne devraient pas être si mauvais: 41km sur 64.

Vous pouvez me suivre en direct (vers 19h heure belge) je suis en live tracking sur Leonardo Live et ma trace est sur Leonardo Belgique. Sous réserve du bon fonctionnement de mon matos, évidemment.

manche 1

J’ai déjà merdé, comme ça c’est réglé pour la semaine…

January 31st, 2011

Ce matin, je me réveille à 03h00 du matin (normal, c’est 10h heure de Bruxelles) puis de nouveau à 07h00. Comme je commence à connaître la ville, à 9h moins quart je suis déjà au terminal de bus. Trois heures plus tard je suis à Valle de Bravo.
Après l’enrégistrement, je décide d’aller à l’atterro pour me trouver un lift pour le déco du lac. Je tombe sur deux norvégiens (mais sympas quand même), on se prend un taxi pour El Peñon, l’autre déco à 15km du lac, où on arrive à 15h30. Comme c’est des débutants, et que je dois être à 18h au QG pour le briefing, je déballe sans les attendre. Le vent est soit bien soutenu, soit leger travers (il est probablement moins soutenu en leger travers justement parce qu’il est léger travers.
Après 3 essais (suspentes dans les brindilles, cravattes qui ne se démêlent pas…) j’arrive à la mettre au dessus de ma tête en prenant l’option gonflage travers. Une fois en l’air, je trouve que je décalle vachement vers la gauche. J’attends la prise de vitesse pour aller dans le bon sens, mais je constate qu’en fait il de dérive pas, il tourne!
Je commence par stabiliser le cap, pas facile, miraculeusement je ne me prends pas les morceaux de décor à gauche. Trois tours de poignet et un appui selette plus tard, j’ai un cap plus ou moins droit.
L’étape suivante est de défaire la cravatte. Je pompe à gauche, ça le fait pas. Je pompe encore, pas de réaction. Je saisis le stabilo gauche et je tire, pas plus de réactions, sauf que dans les deux cas je dois encore plus surcoriger car ces manoeuvres me coutent.
Pendant ce temps, le vario est soit muet, soit en plombantes sporadiques. Mais ce n’est pas mon vario habituel, il est plus optimiste que le Solario que j’ai laissé dans ma valise.
Je regarde enfin le suspentage gauche, et constate avec effroi qu’en fait c’est pas une cravatte, mais une brindille qui accroche ensemble les A, B et C, en tirant les C vers le bas (freinage donc ça me tire vers la gauche) et les A vers l’arrière; merci au passage à Ozon pour cette voile qui n’a pas fermé une seule fois sur ce vol.

Je me résigne, continue à avancer, j’ai pas trop perdu, l’air est calme, ça plombe pas trop. Je m’approche de l’atterro. Mais une fois que je suis bien écarté du relief, Crac! ça commence à bien dégueuler, à un point que malgré ma tentative risquée vu les circonstances de faire aller l’accélérateur, je me vois contraint de choisir une vache. Comme l’atterro est sur un plateau que je ne saurai plus atteindre et que je veux à tout prix éviter de me prendre le mur juste avant l’atterro, je choisis de me poser court dans la vache, dans des roseaux.

Bref, j’ai merdé, ça devrait me réveiller pour la semaine (le jet lag Est-Ouest devrait être de l’histoire ancienne demain). Mais je crois que j’ai pas trop mal géré