sans-papiers

Des milliers de gens vivent dans notre pays sans existence légale et quasi sans droits. Il s’agit de victimes. De personnes particulièrement fragilisées. Le plus souvent, terrées dans la peur, elles doivent se débrouiller..

Pour se loger, elles doivent trouver un propriétaire qui accepte de se passer de document d’identité officiel. Porte ouverte aux marchands de sommeil qui louent des taudis insalubres à des prix exorbitants. Pour gagner leur vie, elles doivent souvent se résigner au travail au noir. Bonjour la surexploitation. La plupart du temps, les sans-papiers ont aussi peur de se rendre à l’hôpital quand ils sont malades ou blessés.

En 2000, ECOLO avait obtenu une régularisation de 50.000 personnes sur base de critères objectifs. La procédure était certes imparfaite mais elle avait donné de l’oxygène. Dommage que par la suite, des critères clairs d’obtention du statut de réfugié n’ait pas été mise en place.

Insupportable attente

De report en report, 8 ans, plus tard, on attend toujours. Malgré les belles déclarations des partis de la majorité fédérale de droite (CD&V-CDH-OpenVLD-MR-PS), malgré une déclaration gouvernementale encourageante de mars 2008… La responsabilité n’incombe pas uniquement à la Ministre Turtelboom. Elle est collective !

Les sans-papiers sont aujourd’hui dans l’incertitude la plus totale. A force de reporter toute publication de circulaire, la majorité joue avec leurs nerfs. Notons aussi qu’une régularisation profite à la Belgique. Voilà pourquoi j’ai signé la pétition du CIRE. Pour une régularisation juste des sans-papiers ! Pour l’application de l’accord de gouvernement ! Pour des critères clairs ! Pour la prise en compte de l’ancrage durable !

Je vous invite à signer cette pétition et à vous procurer le badge.